Mes Chroniques »

Pour une mise hors la loi de l’islamisme politique

20/08/2017 – 8:15 | No Comment | 214 views

Mon dernier livre, « Prêches dans le désert[1] », paru au début de cette d’année, n’est pas vraiment constitué de prêches. Les différentes chroniques qui le composent constituent plutôt un cri. Un cri d’alarme, un cri d’indignation …

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A la rencontre des Abayudaya, Juifs noirs d’Ouganda

Submitted by on 23/07/2014 – 7:36 No Comment | 3 568 views

DSCF3183Mbale est une populeuse ville des confins orientaux de l’Ouganda, séparée du Kenya par le Mont Elgon, un imposant volcan éteint qui domine les deux pays du haut de ses 4321 mètres d’altitude. La région est verdoyante et extrêmement fertile. C’est là qu’est produit l’essentiel du café ougandais, tant arabica que robusta, et c’est ce café des pentes du Mont Elgon qui constitue l’une des principales exportations du pays. Partout, autour de Mbale, le maïs pousse à profusion, ainsi que les légumes les plus variés. Un peu plus loin, dans l’immense plaine qui s’étend l’ouest vers de vastes marécages, on peut voir de nombreuses rizières. La région de Mbale est donc une riche terre agricole qui, de mémoire d’homme, n’a jamais connu la famine. La population est essentiellement constituée de Bagisu, une ethnie bantoue. Plus loin, dans la plaine, on rencontre les Bagwere, une autre ethnie bantoue. Par contre, si l’on s’élève en altitude sur les flancs du Mont Elgon, on fera la connaissance des farouches montagnards Sebei, une tribu nilotique proche des Kalenjin du Kenya. Ce groupe ethnique continue à pratiquer l’excision, malgré tous les efforts du gouvernement ougandais pour éradiquer ce terrible rituel initiatique féminin. Au sud de Mbale, du côté de Tororo, vivent les Jopadhola, une ethnie nilotique appartenant au groupe des Luo. D’autres tribus, plus petites, vivent dans les environs de Mbale. La région est donc un véritable puzzle ethnique, où se côtoient des peuples bantous et nilotiques. Il n’y a pourtant pas de conflits, contrairement à d’autres régions d’Afrique où la surpopulation et la confrontation de tribus aux coutumes différentes amènent parfois massacres et nettoyage ethnique. L’harmonie qui semble régner à Mbale est d’autant plus admirable qu’aux différences tribales s’ajoutent les différences religieuses. L’Université Islamique d’Ouganda est installée dans cette ville et l’Islam y est omniprésent, même s’il est loin d’être majoritaire. Les Chrétiens sont quant à eux divisés, comme dans le reste du pays, entre Catholiques, Anglicans et une multitudes d’Eglises protestantes, évangéliques et pentecôtistes, certaines d’origine étasunienne, d’autres de création locale.
DSCF3173C’est dans cette région de Mbale que j’ai fait la connaissance d’un groupe qui ne constitue pas une tribu mais qui est certainement la plus petite minorité religieuse d’Ouganda. Il s’agit des Abayudaya (1) , ou Juifs noirs. Contrairement à d’autres Juifs du continent, ils ne prétendent pas être les descendants d’une tribu perdue d’Israël. Non, ils sont issus de conversions, et ils l’assument. Leur histoire est particulièrement originale.
Cette histoire débute avec l’incursion des Britanniques dans ces contrées qui ne formaient pas encore le pays connu aujourd’hui sous le nom d’Ouganda. Toute la région inter lacustre était constituée de royaumes bantous bien organisés, dont certains avaient connu leur heure de gloire et de puissance au cours des siècles passés. Durant la deuxième moitié du XIXe siècle, des explorateurs européens les visitèrent et les décrivirent : Richard Burton, John Speke, James Grant et d’autres. Dans les années 1870, des missionnaires européens, tant protestants que catholiques, s’y installèrent pour tenter d’y répandre la Bonne Nouvelle. Il faut signaler ici la personnalité du père Siméon Lourdel, jeune Père Blanc français qui, en 1879, fut le premier prêtre catholique et le premier citoyen français à fouler le sol du Bouganda, royaume bantou qui, à l’époque, était le plus vaste et le plus puissant des royaumes de la région. Assisté du Frère Amans, il entreprit d’évangéliser les Baganda (2). Ces missionnaires, tant protestants que catholiques, espéraient obtenir la conversion du kabaka Mutesa Ier, le roi du Bouganda. Ce dernier était également sollicité par des commerçants arabes et swahilis, venus de la côte de l’Océan Indien, en vue de son éventuelle conversion à l’Islam. Tous pensaient que la conversion du souverain amènerait celle, massive, de ses sujets. L’action de l’Ecossais Mc Kay et du Français Lourdel entraîna la conversion de nombreux courtisans du kabaka. Ces nouveaux Chrétiens, en particulier les pages, devaient par la suite être martyrisés sous le règne du jeune kabaka Mwanga, fils et successeur de Mutesa Ier. Depuis leur canonisation par le pape Paul VI, ils sont connus sous le nom de « Martyrs de l’Ouganda » et leur fête est célébrée le 3 juin.
A cette compétition religieuse devait ensuite s’ajouter la lutte d’influence entre les Allemands, établis au sud du grand lac qui ne s’appelait pas encore Victoria, et les Britanniques qui, eux, avaient pris possession du territoire baptisé « Kenya », entre ce lac et l’océan Indien. Les envoyés de Londres finirent par avoir le dernier mot en faisant signer aux rois de la région des traités de protectorat. Deux souverains se soulevèrent cependant contre les nouveaux venus : Mwanga du Bouganda et Kabalega du Bounyoro, un royaume situé à l’est d’un lac qui devait être nommé « Albert » par les Britanniques, en l’honneur de l’époux de leur souveraine. Pour venir à bout de ces rébellions, les Grands-Bretons recrutèrent de nombreux combattants indigènes. L’un d’eux se nommait Semei Kakungulu. Il s’illustra particulièrement à la tête de ses combattants africains. Les Britanniques lui avaient fait miroiter la possibilité de le nommer roi d’un territoire qu’il contribuerait à conquérir, une fois Mwanga et Kabalega défaits. Après la victoire, ils se gardèrent bien de tenir leur promesse. Mwanga exilé aux Seychelles, c’est son fils, encore un enfant, qui fut mis sur le trône du Bouganda, sous le contrôle étroit des nouveaux maîtres.
Désabusé, Kakungulu renonça au métier des armes pour devenir un prêcheur chrétien. Au contact de missionnaires protestants britanniques, il était en effet devenu chrétien en 1880. En 1913, il rejoignit une communauté chrétienne nommée « Bamalaki », dans la région de Luwero, au nord du Bouganda. La foi de ces Chrétiens africains combinait des éléments du christianisme et du judaïsme. Poursuivant son cheminement spirituel, Kakungulu approfondit sa connaissance de l’Ancien Testament et en vint à se convaincre que les préceptes contenus dans les cinq livres de Moïse étaient incontournables et devaient être appliqués. En particulier, il insista sur l’importance de la circoncision, ce qui lui valut une forte opposition au sein de sa communauté de Bamalaki. On lui dit que si cette pratique était introduite, ils seraient comme des Juifs. « Eh bien alors, je suis un Juif ! » rétorqua-t-il à ses détracteurs, avant de faire circoncire ses fils (et lui-même) et de proclamer que son groupe était désormais juif. Il rassembla alors autour de lui de nombreux disciples. Ceux qui n’approuvaient pas cette évolution le quittèrent. Persistant dans son choix, il quitta la région de Luwero pour s’engager dans une longue marche avec ses fidèles jusqu’aux versants du Mont Elgon, plusieurs centaines de kilomètres plus à l’est. Il installa sa petite communauté dans un endroit nommé Gangama. Il donna à son groupe le nom de Kibina Kya Bayudaya Absesiga Katonda (la Communauté des Juifs ayant foi dans le Seigneur). Les Britanniques n’apprécièrent guère la conversion de leur ancien allié et ils rompirent toute relation avec lui et ses disciples. Ces nouveaux Juifs, qui n’avaient jamais rencontré de Juifs d’origine, suivaient fidèlement la loi mosaïque. Leur petite communauté fut rapidement connue sous le nom de « Abayudaya ». A l’origine ces Juifs noirs étaient essentiellement des Baganda et des Banyoro. Après leur établissement sur les versants du Mont Elgon, ils furent rejoints par des Bagisu et Bagwere, originaires de la région et de nombreux mariages mixtes eurent lieu.
En 1920, un mystérieux Yossef séjourna dans la communauté pendant environ 6 mois. Qui était-il ? Probablement un Juif européen, vraisemblablement britannique. Il semblerait que ce soit ce Yossef qui fit connaître aux Abayudaya les fêtes juives de Pessah, Shavuot, Rosh Hashana, Yom Kippour, Succot et autres, ainsi que le calendrier hébraïque. Il leur enseigna également les règles de la cacherout (3), qu’ils suivirent fidèlement depuis lors. Kakungulu établit une sorte de yechivah (4) , afin de transmettre à ses disciples et aux jeunes ce que lui-même avait appris de Yossef.
En 1928, Semei Kakungulu décéda des suites du tétanos. L’un de ses disciples, Samson Mugombe Israeli, lui succéda. La communauté se développa paisiblement, dans un superbe isolement. Les Abayudaya vécurent isolés non seulement dans leur petit coin d’Ouganda mais aussi – et surtout –vis-à-vis du reste du monde juif avec lequel ils n’entretinrent aucune relation après le départ de Yossef. Il fallut attendre 1962 pour qu’un autre Juif vienne les visiter : il s’agissait d’Arye Oded, un Israélien qui étudiait à l’Université de Makerere. Il rencontra Samson Mugombe Israeli et décrivit les coutumes abayudaya dans son livre, « Religion and Politics in Uganda » (Religion et Politique en Ouganda).
Les Britanniques avaient rassemblé les royaumes bantous et les chefferies nilotiques du nord du lac Kyoga dans un vaste Protectorat qu’ils baptisèrent « Ouganda », un nom dérivé de celui du Bouganda, le plus important des royaumes bantous, situé au centre de la nouvelle entité. En 1962, l’Ouganda devint indépendant sous la conduite de Milton Obote. Ce dernier fut renversé en 1971 par un coup d’Etat militaire dirigé par le chef de l’armée ougandaise, un ancien sous-officier illettré de l’armée britannique qui s’était « illustré » en Birmanie durant la Seconde Guerre Mondiale. Ce Musulman kakwa (5) , devenu colonel, puis général, après l’indépendance, se nommait Idi Amin Dada. Arrivé au pouvoir avec l’appui bienveillant des services secrets britanniques qui s’inquiétaient des orientations socialistes d’Obote, le général Amin se rendit en visite en Israël, où il avait auparavant effectué une formation parachutiste. Très vexé que la Premier Ministre Golda Meir n’ait pas approuvé ses extravagantes demandes d’équipement militaire, il se tourna alors vers la Libye du Colonel Kadhafi, dont il devint le « client » privilégié en Afrique Equatoriale. D’admirateur d’Israël, il devint rapidement un soutien inconditionnel de la cause palestinienne, allant jusqu’à abriter une base de l’OLP à Nakasongola, au centre du pays. Amin n’hésita pas à soutenir le terrorisme international en permettant aux auteurs du détournement d’un vol d’Air France Tel Aviv – Paris d’amener l’Airbus à l’aéroport d’Entebbe, fin juin 1976. Les pirates étaient des Allemands de la Fraction Armée Rouge et des Palestiniens. Après avoir libéré tous les passagers non juifs, ils gardèrent ceux qui avaient un passeport israélien ou un nom à consonance israélite. Le 4 juillet, Tsahal infligea sa plus grande humiliation au dictateur ougandais en effectuant le fameux raid nocturne sur Entebbe et en libérant les otages, à l’exception de trois d’entre eux : deux jeunes gens périrent dans l’échange de coups de feu entre militaires israéliens et terroristes, tandis qu’une vieille dame nommée Dora Bloch, hospitalisée à Kampala, devait être sommairement exécutée le lendemain du raid, sur ordre d’un Amin Dada furieux. La quatrième victime israélienne était le commandant de l’opération, resté le dernier sur le tarmac de l’aéroport, tandis que les ex-otages embarquaient dans les Hercules C130. Touché mortellement par une balle tirée du toit de l’aérogare, son corps fut ramené en Israël. Ce lieutenant-colonel héroïque s’appelait Yonathan Netanyahou. C’était le frère aîné d’un certain Benyamin Netanyahou, devenu depuis Premier Ministre de l’Etat d’Israël.
La rage anti-israélienne du dictateur fou n’épargna malheureusement pas les Abayudaya du Mont Elgon. Ces derniers furent persécutés, leur religion bannie et leurs synagogues détruites. Nombre d’entre eux préférèrent devenir chrétiens ou musulmans, afin de sauver leur vie. A l’arrivée au pouvoir d’Amin, la communauté comptait plus de 3000 membres. Lors de sa chute, en 1979, elle ne comptait plus que 300 membres, vivant dans la peur et pratiquant le judaïsme clandestinement.
La fuite du dictateur vers la Libye, puis l’Arabie Saoudite, permit aux Abayudaya de reprendre une vie plus ou moins normale. Dans les années 80, ils furent « découverts » par des visiteurs juifs venus des Etats-Unis. Ces contacts permirent aux Juifs noirs de recevoir un soutien spirituel et matériel des Juifs réformés étasuniens, particulièrement de Californie. Un membre de la communauté juive ougandaise put même aller poursuivre ses études à l’American Jewish University de Los Angeles. Gershom Sizomu, c’est son nom, y étudia l’Hébreu, la littérature rabbinique, la Bible et la philosophie juive. Avant de rentrer en Ouganda, il fut ordonné rabbin par le Mouvement Conservateur juif des Etats-Unis, le 19 mai 2008. Il est donc le premier et l’unique rabbin d’Ouganda. C’est cette personnalité peu ordinaire que j’eus l’honneur de rencontrer à Mbale, le 8 juillet 2014.
DSCF3121 Rabbi Gershom me décrivit avec passion les prodigieux développements connus par sa communauté depuis le chute d’Amin. Les Abayudaya sont aujourd’hui près de 2000, vivant essentiellement à Mbale et dans ses environs immédiats, mais aussi dans les districts voisins. Ils peuplent 3 villages dans le district de Mbale, 3 dans celui de Pallisa, 1 dans le district de Namutuba et 1 autre dans celui plus éloigné d’Apac. Quelques Juifs noirs vivent également à Kampala, principalement des étudiants. La plupart des Abayudaya sont des petits cultivateurs, vivant d’une agriculture de subsistance. Une coopérative de producteurs de café a été créée, la « Mirembe Kawomera Cooperative », ce qui permet même d’exporter une partie de la production jusqu’aux Etats-Unis. Les Juifs noirs d’Ouganda ont 5 synagogues, la plus importante étant celle de la colline de Nabugoye, tout près de la ville de Mbale. Le rabbin cherche actuellement des fonds afin d’en construire une plus vaste, au même endroit. Un centre religieux a également été créé à Kampala, pour les étudiants à l’Université. Le judaïsme ougandais enregistre une moyenne de 6 conversions annuelles, le record ayant été atteint en 2008, lorsque 250 personnes se convertirent. Parmi eux figuraient près d’une centaine de Langi (6) venus du district d’Apac, au nord du pays. Ignorant l’existence des Abayudaya mais décidés à devenir juifs, ils s’étaient d’abord rendus à Nairobi, la capitale kenyane. C’est là qu’ils furent dirigés vers Mbale, dans leur propre pays, afin d’y étudier la religion mosaïque. La plupart des futurs Juifs sont issus du christianisme, mais une petite partie provient cependant de l’islam. Les futurs convertis doivent étudier pendant deux années, an centre de Nabugoye. Ce centre reçoit également des étudiants venant d’autres pays africains, tels que l’Ethiopie, le Nigeria et le Ghana. La religion juive est reconnue en Ouganda, les Abayudaya étant, comme tous les autres groupes religieux du pays, légalement enregistrés auprès du ministère des Affaires Intérieures (sous l’appellation de « Abayudaya Congregation »).
DSCF3123 Autrefois méprisés et marginalisés, les Juifs noirs de la région de Mbale forment aujourd’hui une communauté dynamique, respectée par les Chrétiens et les Musulmans avec lesquels ils vivent au quotidien. Le Tobin Health Centre, un centre médical moderne et très bien équipé, créé dans la banlieue de Mbale à l’initiative de Rabbi Gershom, avec le soutien de groupes juifs de Californie, reçoit des patients de toute origine, sans discrimination religieuse. J’ai pu y admirer le cabinet dentaire qui, en termes d’équipement et de professionnalisme, n’a rien à envier à celui de ma dentiste de Bastia. Dans beaucoup de pays d’Afrique, la dentisterie est malheureusement un luxe rare. Au Tchad, où j’ai vécu près de trois années, les dentistes se comptent sur les doigts d’une seule main, et il n’y en avait aucun à Abéché, la quatrième ville du pays, où je travaillais. J’ai également visité la grande école secondaire de Nabugoye Hill, nommée « Semei Kakungulu High School », fort bien équipée elle aussi. Les élèves y sont musulmans, chrétiens et juifs. DSCF3176C’est aussi le cas à la Hadassah Primary School, l’école primaire, dont le directeur est d’ailleurs musulman. Ce sont toutes ces initiatives, tant dans le domaine de la santé que dans ceux de l’éducation et du développement, qui font que les Abayudaya sont à présent respectés par leurs voisins. Les Juifs noirs sont pleinement ougandais, tout en étant vraiment juifs. L’idée d’aller vivre en Israël n’est pas le but recherché par la majorité d’entre eux, même s’ils semblent tous très attachés à la terre reçue par Abraham. Ils vivent pleinement leur religion, respectent strictement le shabbat et la cashrout, leurs enfants reçoivent une éducation religieuse, ils étudient la Torah et certains apprennent l’hébreu. Les hommes portent de jolies kippas aux vives couleurs, faites au crochet par les femmes. Le soutien spirituel et matériel de groupes juifs étasuniens leur a permis de s’intégrer au monde juif, avec lequel ils ont de plus en plus de relations, à l’instar de leur unique rabbin, Gershom Sizomu.
La communauté juive d’Ouganda, avec moins de 2000 membres, est incontestablement la plus petite communauté religieuse du pays. Quelques Juifs noirs vivent également à Kampala, principalement des étudiants. La plupart des Ougandais ignore même son existence. Je me rappelle avec amusement de la surprise de ceux à qui j’en parlais. Les Abayudaya se caractérisent cependant par un grand dynamisme qui contribue de manière significative au développement de la région de Mbale. La personnalité hors du commun de leur rabbin, son érudition et son ouverture d’esprit y sont certainement pour beaucoup. Je n’ai aucun doute que cette communauté va continuer à rayonner, à croitre et à se répandre  en Ouganda et au-delà.

Hervé Cheuzeville, 23 juillet 2014.

(1) Abayudaya est le pluriel de « Juif » en swahili, la langue véhiculaire de l’Afrique de l’Est.

(2) En Louganda, la langue du Bouganda, « Baganda » est la forme plurielle de « Mouganda ». Il désigne les habitants du Bouganda.

(3) kashrout hamitba’h véhamaakhalim, « convenance de la cuisine et des aliments », code alimentaire prescrit aux enfants d’Israël dans la Bible hébraïque. Elle constitue l’un des principaux fondements de la Loi, de la pensée et de la culture juive.

(4) centre d’étude de la Torah et du Talmud dans le judaïsme.

(5) Les Kakwa forment une ethnie nilotique minoritaire vivant au nord-ouest de l’Ouganda. On les retrouve aussi au-delà des frontières de ce pays, dans l’actuel Soudan-du-Sud et en République Démocratique du Congo.

(6) Les Langi sont une ethnie nilotique de langue luo, vivant au nord du lac Kyoga. Le président Milton Obote (1925-2005), dont il est question dans cet article, était un Langi.

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