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De la Corse à la Barbade

15/05/2018 – 4:41 | No Comment | 107 views

En ce dernier dimanche de janvier, le soleil était radieux. Le temps idéal pour effectuer une belle promenade dans le Cap Corse, une région si belle et si particulière, véritable « île dans l’île ». Les tombeaux …

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De la Corse à la Barbade

Submitted by on 15/05/2018 – 4:41 No Comment | 107 views

En ce dernier dimanche de janvier, le soleil était radieux. Le temps idéal pour effectuer une belle promenade dans le Cap Corse, une région si belle et si particulière, véritable « île dans l’île ». Les tombeaux monumentaux sont un aspect architectural du Cap qui ne peut pas passer inaperçu. Certes, il n’est pas rare d’en trouver ailleurs en Corse. Mais dans cette péninsule septentrionale de l’île, ils sont littéralement omniprésents. Certains sont cachés au milieu d’une végétation parfois envahissante. D’autres sont bien en évidence, sur un promontoire rocheux, occupant souvent un point de vue unique sur la mer en contrebas. Quelques-uns sont très bien entretenus, d’autres sont à l’abandon, porte béante, parfois même en ruine. Ils sont autant de témoignages d’un passé où les vieilles familles ou celles qui avaient réussi, se plaisaient à afficher leur gloire ou leur fortune. Laquelle fortune avait été faite, bien souvent aux Amériques, que ce soit à Porto Rico, à la Trinité ou au Venezuela.

Je passais donc cette journée hivernale bien ensoleillée à photographier ces tombeaux, m’arrêtant çà et là, au hasard et sans itinéraire bien précis. En descendant du col de Santa Lucia vers le superbe village de Pinu, accroché à la montagne et surplombant l’infini marin, mon attention fut attirée par un joli tombeau bien blanc, non loin de l’entrée du village. Je laissais la voiture sur le bas-côté pour aller le photographier. Puis, l’envie me prit de suivre un petit sentier qui descendait à gauche de la route, au milieu de la végétation. Il me mena jusqu’à l’entrée d’un enclos presque circulaire que j’identifiais comme étant un petit cimetière familial. J’y pénétrais après avoir poussé le portail métallique. Je découvris alors des dizaines de tombes entourant une statue de la Vierge. Il ne s’agissait pas de tombeaux monumentaux mais de simples tombes, certaines sur le sol tout autour de la statue, d’autres encastrées dans le mur entourant l’enclos. Je découvris ainsi la tombe de Michel Carlini, qui fut maire et député de Marseille dans les années 50. Juste au pied de la statue, je trouvais la sépulture d’une dame née en 1884 à Ciudad Bolivar, au Venezuela, et décédée à Marrakech, au Maroc, en 1914. À sa mort, elle n’avait donc que 28 ans. Mais quelles aventures a-t-elle dû vivre, entre l’Amérique du Sud, l’Afrique du Nord et la Corse, où elle repose pour l’éternité ? Outre son nom et ses dates de naissance et de décès, ces trois noms de lieux, Ciudad Bolivar, Marrakech et Pinu étaient les seules informations livrées au promeneur que j’étais, mais elles me laissaient imaginer ce qu’avait pu être son destin. Je trouvais aussi, non pas une pierre tombale, mais plutôt une petite stèle, encastrée dans le mur, à la mémoire d’un autre membre de la famille Carlini, victime, le 16 août 1918, du terrible torpillage du « Balkan » par un sous-marin allemand, au large de Calvi, qui fit 417 morts, principalement des soldats qui rentraient en permission chez eux, en Corse. Une stèle voisine était à la mémoire d’un homme né en 1860 à Ersa, la commune voisine, et mort à Ciudad Bolivar en 1926. Tant de Capcorsins avaient fait de cette cité vénézuélienne leur patrie d’adoption !  À côté, je vis la pierre tombale d’une femme née à Tumereno, en Colombie, en 1859 et décédée à Pinu en 1931, sur laquelle je pus lire cette épitaphe : « Elle connut les plus dures épreuves mais elle sut toujours les mettre au pied de la croix sa résignation et sa douceur inaltérable la firent chérir de tous – Priez pour elle ».

L’auteur devant la tombe d’Alice Armstrong

Mais la sépulture qui attira le plus mon attention fut une tombe placée derrière la statue de Marie. Je fus intrigué par le fait que l’inscription de la pierre tombale, presque illisible car rongée par l’humidité et la mousse, était rédigée en anglais ! En Corse, les épitaphes en italien ou en latin ne sont pas rares. À Pinu, j’aurais pu m’attendre à trouver des inscriptions en espagnol. Mais certainement pas en anglais ! Voici ce que je parvins à déchiffrer : « In the memory of Alice Armstrong born at the Barbade in 1865 died at Bastia the 7th of June 1938 in the witness of affection for his entire devotion and his loyal attachment during a half century ». Certaines fautes grammaticales et même un gallicisme me firent comprendre que ce petit texte malhabile avait été rédigé par un ou une francophone ne maîtrisant pas parfaitement la langue anglaise. Je pourrais cependant traduire cette inscription ainsi : « En mémoire d’Alice Armstrong née à la Barbade en 1865 et morte à Bastia le 7 juin 1938 en témoignage d’affection pour son entier dévouement et son attachement pendant un demi-siècle ». Un véritable anglophone aurait écrit « Barbados » et non « la Barbade ». De même, il aurait utilisé le pronom possessif « her » et non « his », puisque le prénom Alice indiquait, à l’évidence, qu’il s’agissait d’une femme. Enfin, il n’aurait pas utilisé les mots « in the witness of », sans doute une transcription littérale maladroite de l’expression française « en témoignage de », mais plutôt « as a testimony of ». Toujours est-il que je ne pouvais qu’être intrigué par le destin de cette femme née dans une île des Antilles britanniques, décédée à Bastia et enterrée dans ce petit coin boisé au-dessus du village de Pinu ! Qui était-elle ? Comment était-elle arrivée en Corse ? Qu’est-ce qui la liait avec une famille corse de Pinu, au point d’être inhumée dans son cimetière familial ? Telles étaient les questions qui me taraudaient et qui m’incitèrent à publier les photos de la sépulture d’Alice Armstrong sur un réseau social bien connu, intitulant ma publication « Mystère dans le Cap Corse », une publication qui fut largement reprise, partagée et commentée par de nombreuses personnes, de Corse et d’ailleurs. C’est ce qui permit de réussir à lever une partie du voile sur cette mystérieuse affaire. La copie d’une page de recensement, fournie par l’un des contributeurs, me permit de découvrir qu’Alice Armstrong demeurait dans le hameau de Lavonese, l’un des hameaux de Pinu, celui-là même qui est situé tout près de l’endroit où elle repose pour l’éternité. Sur ce document, je vis qu’elle était enregistrée comme « domestique », au milieu de la liste des membres des familles Mattei et Carlini, dont j’avais trouvé les tombes au même endroit. Détail amusant, la nationalité indiquée sur cette feuille était « américaine ». Après tout, pourquoi pas, la Barbade n’est-elle pas située en… Amérique ? Alice Armstrong avait donc suivi la famille de ses employeurs lorsque celle-ci rentra définitivement en Corse. Cette famille avait longtemps vécu à la Trinité, une autre île anglophone située non loin des côtes vénézuéliennes.

Portail du cimetière de Scalu (Pinu)

De nombreux liens liaient Pinu à la Trinité, au XIXe siècle comme le prouve l’inscription figurant sur le portail du petit cimetière de Scalu, le minuscule port de Pinu qui fait référence à un dénommé A. Blasini, de Pino, qui, en 1839, demeurait à la Trinité. Alice Armstrong avait sans doute quitté son île de la Barbade, située plus au nord, pour la Trinité, en quête d’emploi. C’est cet emploi au sein d’une famille corse de la Trinité qui changea le cours de son destin antillais et qui l’amena à finir ses jours, loin des siens, dans un petit hameau à l’extrémité nord d’une île fort éloignée de son île natale, une île méditerranéenne dont elle n’avait probablement jamais entendu parler avant de quitter la Barbade. Ma publication sur le réseau social me permit également d’entrer en contact avec des personnes que je ne connaissais pas, mais qui, toutes, étaient intéressées par le mystère Armstrong. Or, il se trouva que l’une de ces personnes demeurait à … la Barbade ! Je devais rapidement sympathiser avec Jenny, et je découvris qu’elle était la descendante d’un habitant de Pinu Supranu, le hameau le plus haut de Pinu, qui avait quitté la Corse en 1827 pour s’établir à la Trinité ! Je communiquais avec elle en anglais et elle m’expliqua qu’elle était venue en Corse l’été dernier, afin de retrouver la trace de ses aïeux. Elle avait d’ailleurs passé beaucoup de temps aux Archives départementales de Bastia et s’était même rendue à Pinu où elle avait rencontré le maire du village, Monsieur Francis Mazotti. Le fait qu’elle ne parlait ni le français ni l’italien ne lui avait certainement pas simplifié la tâche, mais elle se lia à des Corses qui lui permirent d’avancer un peu dans ses recherches. Elle fut surtout très heureuse de découvrir enfin la terre de ses ancêtres.

Cependant, quelques semaines plus tard, le hasard du destin et, surtout, ma participation à une croisière aux côtés de mes parents, fit que je pus à la fois rencontrer Jenny et découvrir la Barbade, l’île d’Alice Armstrong ! Tôt le matin du 10 avril dernier, l’énorme paquebot sur lequel nous nous étions embarqués à Pointe-à-Pitre accosta au port de Bridgetown, la capitale de cet État insulaire des Petites Antilles, indépendant depuis 1966. Jenny nous y attendait et nous fûmes très heureux de nous rencontrer. Elle nous fit faire un tour presque complet de l’île tout en nous expliquant l’histoire de sa famille et celle de son mari. Elle-même est native de la Trinité mais elle a aussi des racines barbadiennes, par sa mère. C’est donc par son père trinitéen qu’elle descend de ce Corse qui quitta Pinu voici 191 ans. De ses origines corses, elle sait peu de choses mais la tradition familiale lui avait transmis que sa famille, les Giuliani,  vivait à Pinu Supranu. Elle regrette de ne pas avoir davantage parlé, étant plus jeune, avec son père et avec son grand-père, afin d’en savoir plus. C’est d’ailleurs ce manque d’informations qui l’avait incitée à entreprendre ce voyage en terre inconnue, ou presque, l’an passé ! Quant à son mari, il descend d’une vieille famille de colons anglais, puisque son ancêtre arriva à la Barbade comme soldat du Roi, au tout début du XVIIe siècle. Après avoir quitté l’armée, ce lointain ancêtre avait acquis une terre au nord-est de l’île où il créa une plantation de canne à sucre. De nos jours, le « Mount Gay » est sans conteste le plus réputé et le meilleur rhum produit à la Barbade. Il est issu de la plantation fondée par l’ancêtre de l’époux de Jenny, voici plus de trois siècles.

Le récit de cette rencontre avec Jenny m’amène tout naturellement à évoquer la Barbade. Précédemment, j’ai décrit Sainte-Lucie, l’île voisine, située à 145 kilomètres au nord-ouest, où nous avions passé la journée la veille de notre arrivée à la Barbade. Ces deux îles anglophones, ex-colonies britanniques, sont fort dissemblables. La première est une véritable montagne dans la mer. Son relief très accidenté est couvert d’une  végétation dense et luxuriante. La seconde est presque plate et la nature y a été visiblement façonnée par l’Homme, durant les trois ou quatre derniers siècles, au vu des vastes plantations qui la parsèment. La première fut âprement disputée entre l’Angleterre et la France tandis que la seconde a été britannique pendant 339 années sans discontinuer, de 1627 à 1966. Le navigateur portugais Pedro Campos qui, en route pour le Brésil, la visita en 1536, lui donna le nom de « Os Barbudos » (les barbus), en voyant les longues racines aériennes de certains ficus qui lui faisaient penser à des « barbes ». Ce nom devint définitif, légèrement transformé en « Barbados » en anglais, et en « Barbade » en français. La Barbade est plus petite que Sainte-Lucie : 430 km² seulement, contre 617 km² pour sa voisine. Le Mont Hillaby, avec ses 336 mètres d’altitude, est le point cuminant de l’île, alors qu’à Sainte-Lucie la plus haute montagne s’élève à 950 mètres. Avec près de 300 000 habitants, la Barbade est cependant près de deux fois plus peuplée que Sainte-Lucie. Le relief moins accidenté a sans doute permis cette plus forte densité humaine. La Barbade partage cependant avec Sainte-Lucie et les Petites Antilles la même histoire en ce qui concerne son peuplement initial, amérindien, puis son peuplement forcé, africain, dû à l’esclavage. Les grandes plantations barbadiennes ont elles aussi eu recours à cette main d’œuvre arrachée au continent africain. La permanence et la durée de la présence anglaise a transformé l’île en petite Angleterre. Elle est divisée en onze paroisses qui toutes portent les noms de saints patrons : Saint Andrew, Saint George, Saint James, Saint John, Saint Joseph, Saint Lucy, Saint Michael, Saint Peter, Saint Philip et Saint Thomas. La onzième paroisse quant à elle se nomme Christ Church. Au centre de chacune de ces onze paroisses, on peut admirer de vénérables églises anglicanes de style typiquement anglais, dont les plus anciennes datent du XVIIe siècle. Les églises catholiques sont également assez nombreuses, même si, à l’origine, seul le protestantisme était autorisé par les Anglais.

Jenny nous a fait découvrir Animal Flower Bay, à la pointe nord de l’île, rocheuse et exposée à l’assaut des vagues, où nous nous sommes arrêtés à l’hôtel tenu par l’un de ses parents. Une grotte marine, est située à proximité. Le fond sous-marin de cette grotte est tapissé d’anémones des mers, ce qui a donné son nom à la baie, puisque « animal flower » (fleur animal) signifie anémone des mers en anglais local. De vieux canons pointés vers le large et, sans doute, vers une éventuelle menace française, décoraient l’agréable véranda de l’établissement où nous prîmes des rafraîchissements tout en bavardant. Jenny nous a expliqué son histoire familiale et celle de son mari. Elle nous a aussi fait part de son désir de rétablir les liens trop longtemps interrompus avec Pinu Supranu et la patrie de son aïeul. Elle m’a chargé de rencontrer le maire de Pinu, à mon retour en Corse, afin d’essayer d’en savoir plus sur les Giuliani. Durant son bref séjour de l’an passé, elle n’avait pas réussi à retrouver d’éventuels cousins. De mon côté, je lui relatais tous mes efforts pour découvrir l’histoire de la mystérieuse Alice Armstrong, native de la Barbade et inhumée non loin du hameau de l’ancêtre Giuliani de Jenny. Malgré tous ses efforts, Jenny n’est pas encore parvenue à retrouver d’éventuels descendants ou parents d’Alice. Il est vrai que ce patronyme, Armstrong, est très courant aux Antilles ex-britanniques et même, comme on le sait grâce à un célèbre jazzman et à un non moins célèbre astronaute, aux États-Unis d’Amérique. Après cet agréable arrêt à Animal Flower Bay, nous avons repris la route et Jenny nous a fait découvrir la côte nord-est, très exposée au vent et aux gros rouleaux de l’océan Atlantique.  Nous avons été à même de constater l’énorme fléau constitué par les gigantesques tapis d’algues rejetés par l’océan sur le littoral nord-est, depuis quelques années.

Un arrêt, ensuite, nous a permis d’admirer l’antique et majestueux moulin à vent Morgan Lewis, qui sert à broyer la canne à sucre et qui est l’un des deux derniers au monde encore en activité. Un peu plus loin, nous avons passé un moment à contempler les énormes vagues à la plage de Cattlewash, une plage parsemée de gigantesques rochers granitiques plus ou moins ronds. Ils résistent depuis des siècles, voire des millénaires, à la fureur de l’océan. Le nom de cette plage, que l’on pourrait traduire par « lavage du troupeau », évoque sans doute la forme de ces gros rochers, pouvant faire penser, de loin, à un troupeau de boeufs allant au bain. Regardant vers le grand large, il nous était difficile d’imaginer que la terre la plus proche était celle de l’île de Ténérife, aux Canaries, de l’autre côté de ce que Christophe Colomb et ses contemporains nommaient la « mer océane ». Après cela, nous avons pris une route légèrement ascendante, traversant l’île d’est en ouest. En montant, nous avons pu jeter un bref regard à la charmante église anglicane de Saint-Joseph qui offre une belle vue sur l’océan. Cette église a malheureusement été déconsacrée depuis plusieurs années car elle est située sur un terrain en pente qui est en train de glisser, condamnant ainsi, à terme, ce bel édifice à la façade toute blanche, consacré en 1839. La route redescendait ensuite vers la côte ouest, plus peuplée, traversant des localités parsemées de vieilles maisons, d’églises et de luxueux hôtels en bord de mer.

Nous avons pris notre déjeuner dans un agréable restaurant de Holetown[1], dont la vaste véranda donne sur une belle plage de sable dont la mer extrêmement limpide léchait la terrasse de l’établissement. Le contraste ne saurait être plus grand entre la côte caraïbe et la côte atlantique, que nous venions de quitter. Autant le littoral oriental était exposé aux vents puissants et soumis à l’assaut quasi permanent d’énormes vagues, autant la côte caraïbe nous a semblée paradisiaque avec son eau turquoise, étincelante sous le soleil, donnant envie de se baigner. C’est ce que je fis, d’ailleurs, après avoir bu le punch offert par le propriétaire de l’établissement et avant de nous régaler d’un excellent poisson grillé pêché le matin même.

C’est avec regret que nous regagnâmes ensuite le port de Bridgetown et notre gros navire, après avoir pris congé de Jenny et nous être mutuellement promis de rester en contact et de tout faire pour développer les relations entre nos deux îles. L’histoire de la famille de notre amie, les Giuliani, de Pinu Supranu, et celle d’Alice Armstrong, nous permettront peut-être de consolider le pont ainsi établi entre la Barbade et la Corse !

Hervé Cheuzeville, 9 mai 2018

(Hervé Cheuzeville est l’auteur de huit livres et de nombreux articles et chroniques. Ses derniers ouvrages sont « Rwanda – Vingt-cinq années de mensonges » (Editions Vincentello d’Istria, 2018)  et « Prêches dans le désert » (Editions Riqueti,2017). Basé à Bastia, il présente une chronique hebdomadaire sur les ondes de Radio Salve Regina que l’on peut suivre en direct dans le monde entier tous les jeudis à 9 heures et à 12h30 ainsi que tous les samedis à 17 heures grâce à ce site internet: http://www.ecouterradioenligne.com/salve-bastia/ ). Depuis septembre 2017 il présente également une chronique mensuelle sur Radio Courtoisie).

[1] Zaccios Restaurant, Highway 1, Holetown, Barbados, tel +1 246-432-1319  http://www.barbadosbarbados.com/dining/zaccios-holetown/

 

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