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Joyeux Noël !

07/11/2017 – 3:36 | No Comment | 197 views

Ma chronique d’aujourd’hui sera davantage une lettre ouverte qu’une véritable chronique. Cette lettre s’adresse à la municipalité de Bastia, ville d’où ces lignes sont écrites, mais aussi et très certainement à la plupart des municipalités …

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Il y a 39 ans, le raid sur Entebbe – 39 years ago, the Entebbe raid

Submitted by on 09/07/2015 – 2:39 No Comment | 2 326 views

(See English version at the bottom)

DSCF3084Pendant plusieurs années, j’ai vécu en Ouganda. Lorsque j’habitais à Kampala, une de mes promenades favorites, en fin de semaine, avait pour destination Entebbe, une petite ville située à une quarantaine de kilomètres de la capitale. Avant l’indépendance, Entebbe était le siège de l’administration du Protectorat britannique d’Ouganda. Entebbe a un charme indéniable, avec ses belles villas de style colonial, ses grands arbres et ses espaces verts où abondent les fleurs et les oiseaux. La ville est bâtie sur un site incomparable, une péninsule s’avançant dans les eaux de l’immense lac Victoria, le plus vaste d’Afrique. C’est à Entebbe que se trouve le seul aéroport international du pays, il est entouré par le lac et par des marécages. J’aimais aller piqueniquer à Kigungu, le village situé juste derrière l’une des deux pistes d’atterrissage, au bord du lac. C’est là qu’en février 1879 avaient débarqué deux Français, le père Siméon Lourdel et le frère Amans, les premiers missionnaires catholiques à mettre les pieds sur le territoire du royaume du Bouganda, lequel royaume constitue de nos jours la région centrale de la République d’Ouganda. Pour atteindre Kigungu, j’empruntais une piste passant devant l’ancien terminal de l’aéroport d’Entebbe. A l’époque, tant le bâtiment que la tour de contrôle adjacente étaient encore criblés d’impacts de balles. Immanquablement, ces traces de combat me rappelaient l’évènement extraordinaire qui s’était produit en ces lieux durant la nuit du 3 au 4 juillet 1976.

Pour comprendre ce qui se passa à l’aéroport d’Entebbe il y a tout juste 39 années, il convient de remonter au 27 juin 1976. Ce jour-là, un airbus A300 d’Air France décolla de l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv avec 248 passagers et 12 membres d’équipage, à destination de Paris. A l’escale d’Athènes, 58 nouveaux passagers embarquèrent. Parmi eux se trouvaient 4 terroristes, deux Allemands et deux Palestiniens. 20 minutes après le décollage, ils prirent le contrôle de l’appareil, contraignant l’équipage à se dérouter vers la Libye. L’avion se posa à l’aéroport de Benghazi, où il put faire le plein de kérosène. Une passagère qui semblait être sur le point de faire une fausse couche y fut libérée. Après 7 heures au sol dans une chaleur écrasante et sans climatisation, l’Airbus redécolla dans la soirée. A 3 heures et quart du matin, il se posa à Entebbe. Là, 3 autres terroristes palestiniens rejoignirent les premiers. Les passagers furent débarqués et amenés à l’ancien terminal de l’aéroport. Tout cela fut accompli en collaboration avec les militaires ougandais.

C’est peu après l’arrivée dans la salle de l’aérogare qu’eut lieu le tri ignoble des passagers. Les terroristes avaient collecté les passeports des passagers. Tous les Israéliens, ainsi que ceux ayant des noms à consonance juive, furent appelés un à un et envoyé dans une salle adjacente. Le commandant de l’Airbus, Michel Bacos, protesta auprès des terroristes et lui et son équipage rejoignirent les passagers juifs de leur propre initiative. Le 30 juin, un premier groupe de 48 passagers non juifs fut libéré puis, le lendemain, un second, comprenant 100 personnes, elles aussi non juives. Ils furent aussitôt rapatriés à Paris, après que l’équipage eut refusé de les accompagner, préférant rester avec les otages restants. Pendant toutes ces longues journées d’angoisse se déroulaient des tractations entre Israël d’une part et les terroristes d’autre part, par l’entremise de pays ayant des relations avec l’Ouganda, comme les Etats-Unis et l’Egypte, par exemple. Même l’OLP s’entremit, mais les terroristes refusèrent de rencontrer son envoyé. Baruch Bar-Lev, un officier israélien à la retraite, qui avait bien connu Idi Amin Dada, le dictateur ougandais, parvint à l’appeler plusieurs fois au téléphone, pour lui demander de faire libérer les otages, en vain. Le détournement était le fait du FPLP, il avait été organisé par son leader Wadie Haddad (1). Les deux Allemands appartenaient quant à eux au groupe terroriste d’extrême gauche Revolutionäre Zellen (Cellules révolutionnaires). Le chef du commando était d’ailleurs l’un d’eux, un certain Wilfried Böse, né en 1949. Il était accompagné par Brigitte Kuhlmann, une Allemande de Hanovre, née en 1947, membre du même groupe gauchiste clandestin. A un otage israélien rescapé des camps nazis qui lui avait montré le numéro tatoué sur son avant-bras, Böse déclara : « Je ne suis pas un nazi, je suis un idéaliste ! » Le FPLP réclamait, en échange de la libération des passagers, la sortie de prison de 40 Palestiniens détenus en Israël et de 13 autres terroristes détenus en France, en Allemagne, en Suisse et au Kenya. Les terroristes menaçaient de commencer à tuer leurs prisonniers à partir du 1er juillet s’ils n’obtenaient pas satisfaction. L’ultimatum fut ensuite repoussé au 4 juillet, Israël ayant indiqué être prêt à libérer ses 40 détenus. Le gouvernement israélien de l’époque était dirigé par Itzhak Rabin et son ministre de la défense était Shimon Pérès.

En fait, dès les premières heures de la crise, l’Etat hébreu faisait des préparatifs pour monter une opération de sauvetage. Des entrepreneurs israéliens qui avaient construit la nouvelle aérogare d’Entebbe quelques années auparavant fournirent les plans de l’aéroport, ce qui se révéla fort utile pour la préparation de ce qui allait être appelé « Opération Thunderbolt ». Une réplique de l’ancienne aérogare fut même édifiée dans une base israélienne afin de permettre au commando d’élite Sayeret Matkal de préparer l’intervention. Cette unité était commandée par le lieutenant-colonel Yonathan Nethanyahou. L’opération fut placée sous le commandement du général Dan Shomron (2).
Le 3 juillet 1976, 4 Hercules C130 et 2 Boeing décolèrent de la base de Charm el-Cheikh, dans le sud du Sinaï (la péninsule égyptienne était encore occupée par Israël, à l’époque). Une centaine de membres du Sayeret Matkal, appuyés par des hommes de la Brigade d’élite Golani étaient à bord des Hercules. Une Mercedes noire arborant des drapeaux ougandais sur son capot avait été embarquée. Elle ressemblait au véhicule habituellement utilisé par le dictateur ougandais. Le 1er juillet, ce dernier s’était envolé pour un sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine devant se tenir à Port Louis. Amin Dada, président sortant de l’organisation panafricaine, devait passer le relai à son successeur désigné, le premier ministre mauricien Seewoosagur Ramgoolam. La Mercedes noire allait se révéler utile pour duper les militaires ougandais pendant les premières minutes de l’opération : ils crurent au retour inopiné de leur chef. Plus de 3000 kilomètres séparent Charm el-Cheikh d’Entebbe. Ne pouvant survoler l’Egypte et le Soudan, l’itinéraire choisi pour l’opération fut encore plus long. Les six appareils israéliens survolèrent la mer Rouge à très basse altitude afin de ne pas être repérés par les radars des pays arabes riverains, puis le désert éthiopien de l’Ogaden, avant de pénétrer dans l’espace aérien du Kenya, pays qui avait donné son accord. L’un des deux Boeing se posa à l’aéroport de Nairobi, où il resta stationné pendant toute l’opération. Le second Boeing resta en l’air au-dessus d’Entebbe. Le premier Hercules C130 toucha le tarmac éclairé de l’aéroport d’Entebbe à 23 heures. Aussitôt, la Mercedes en sortit, suivie par deux land-rover identiques à celles qui escortaient habituellement la voiture présidentielle. Les trois véhicules, bourrés de soldats du Sayeret Matkal, se dirigèrent vers le bâtiment de l’ancienne aérogare. Les militaires israéliens pénétrèrent dans la grande salle où étaient détenus les otages. Ils hurlèrent à ces derniers, en hébreu et en anglais, de se coucher sur le sol, tandis qu’ils abattaient les membres du commando terroriste. Les trois derniers furent tués dans une salle voisine. Malheureusement, 3 otages furent tués durant l’échange de coups de feu, dont un jeune Français immigrant en Israël, Jean-Jacques Maimoni, âgé de 19 ans. Voyageant avec un passeport français, son origine juive n’avait pas été détectée par les terroristes, et il aurait pu être libéré avec les autres passagers, trois jours plus tôt. C’est volontairement qu’il rejoignit le groupe de passagers juifs. Dix autres otages furent blessés. Durant ce bref combat, le reste des militaires débarqué du premier appareil sécurisa la piste d’atterrissage, permettant aux 3 autres Hercules de se poser. Une fois les terroristes éliminés, les passagers furent escortés vers les Hercules. Les soldats ougandais postés sur le toit de l’aérogare et en haut de la tour de contrôle ouvrirent le feu sur les Israéliens, qui ripostèrent. Une balle blessa mortellement le chef des Sayeret Matkal, Yonathan Nethanyahou. Il fut la seule victime militaire, côté israélien. Côté ougandais, 45 soldats furent tués. Avant de rembarquer, les militaires israéliens prirent le temps de détruire 4 MIG 17 et 7 MIG 24 de l’armée de l’air ougandaise, afin d’éviter tout risque d’être pris en chasse. Cela accompli, les 4 Hercules purent redécoller. L’opération avait duré 53 minutes seulement. Les appareils se posèrent ensuite à Nairobi, afin d’y faire le plein de kérosène. De là, ils reprirent la route d’Israël, où les ex-otages et leurs sauveteurs reçurent un accueil triomphal.

Malheureusement, l’une des otages, Dora Bloch, âgée de 75 ans, n’était pas parmi les passagers libérés. Victime d’un malaise, elle avait été hospitalisée à l’hôpital Mulago de Kampala avant l’intervention israélienne. Le lendemain, Amin, rendu fou furieux par la terrible humiliation qu’Israël lui avait infligé, envoya ses sbires la tirer de son lit d’hôpital, pour ensuite l’égorger (3). Il a été rapporté que plusieurs membres du personnel médical ougandais, qui avaient tenté de s’interposer, furent également sommairement exécutés. Le dictateur ougandais s’en prit également à la communauté kenyane d’Ouganda car il ne pardonnait pas au président Jomo Kenyatta d’avoir permis aux avions israéliens de faire escale à Nairobi. Des centaines de citoyens kenyans auraient été massacrés dans les jours qui suivirent le raid israélien. Le 6 juillet 1976 eurent lieu au cimetière militaire du Mont Herzl, à Jérusalem, les obsèques du lieutenant-colonel Yonathan Nethanyahou. Une foule immense y assista. Benjamin, le frère cadet de ce héros mort à 30 ans, a lui aussi servi au sein des Sayeret Matkal. Il est l’actuel premier ministre de l’Etat d’Israël.

Le camouflet infligé au tyran ougandais marqua le début de la fin de son sanglant régime. Dora Bloch ayant la double nationalité israélienne et britannique, le Royaume-Uni rompit ses relations diplomatiques avec l’Ouganda. Ce pays tenta, en vain, d’obtenir une condamnation d’Israël par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Deux ans plus tard, la Tanzanie, avec l’aide de l’opposition armée ougandaise, envahit l’Ouganda et mit l’armée d’Amin en déroute, malgré l’envoi par Kadhafi d’un corps expéditionnaire libyen. Le président à vie dut s’enfuir piteusement, il trouva d’abord refuge en Libye avant de s’établir définitivement à Djeddah, en Arabie Saoudite, où il mourut en 2003.
En août 2012, une plaque commémorative fut inaugurée au pied de la tour de contrôle de l’ancienne aérogare, en présence de ministres ougandais et israélien. Les relations entre les deux pays n’ont jamais été aussi bonnes. 39 ans après ce raid audacieux qui inspira plusieurs œuvres cinématographiques, les dirigeants européens devraient s’inspirer de la résolution dont Israël et ses soldats firent preuve, à l’époque, pour faire face au terrorisme.

Hervé Cheuzeville, 4 juillet 2015.

Notes:

(1) Haddad, fondateur du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), né en 1927, est mort en République Démocratique Allemande en 1978. Il serait décédé après une agonie de plusieurs mois. Il avait mangé des chocolats belges préalablement empoisonnés par le Mossad ! Après la fin du communisme, des archives soviétiques ont permis d’établir qu’Haddad travaillait pour le KGB depuis les années 50.

(2) Né à Ashdod en 1937, décédé à Herzliya en 2008. De 1987 à 1991, il fut le 13ème chef d’état-major des Forces de Défense d’Israël.

(3) La triste ironie de cette lamentable histoire est que Madame Bloch était la fille d’un Juif anglais qui, au début du XXe siècle, avait fait partie d’une délégation juive envoyée en Ouganda voir s’il serait possible d’y installer un foyer national pour le peuple juif…

English version:

39 years ago, the Entebbe raid

I spent several years in Uganda. When I lived in Kampala, one of my favourite outings, during week ends, was Entebbe, a small town located some 40 kilometres away from the capital city. Before independence, Entebbe used to be the administrative headquarters of the British Protectorate of Uganda. It is a charming place, with beautiful colonial style mansions, tall trees and parks with a wide diversity of flowers and birds. The town is located on a unique spot, a kind of hilly peninsula surrounded by the waters of Lake Victoria, the largest in Africa. It is in Entebbe that Uganda’s only international airport is found, surrounded by the lake’s waters and marshes. I enjoyed going to Kigungu for picnics. It’s a village just on the other side of one of the two airstrips, on the lakeshore. There, in February 1879, landed two Frenchmen, Father Siméon Lordel and Brother Amans, the first Catholic missionaries to reach the territory of the Kingdom of Buganda, which now forms the central region of Uganda. To get to Kigungu, I used to go through a dirt road passing in front of the airport’s old terminal. By then, the building and the control tower were still riddled with bullet holes, a reminder of the extraodinary event which took place there during the night of 3rd to 4th July 1976.

In order to understand what happened at Entebbe airport  39 years ago exactly, one has to go back one week earlier, on the 27th of June 1976. On that day, an Air France Airbus A300 took off from Ben Gourion International Airport of Tel Aviv, heading to Paris. It carried 248 passengers and 12 crew members. At the Athens stop, it took 58 more passengers. Among them were 4 terrorists, 2 Germans and 2 Palestinans. They took over the plane 20 minutes after taking off, forcing the pilots to change direction and fly toward Libya. The aircraft landed in Benghazi where it refueled and left one passenger, a lady who was about to have a miscarriage. After 7 hours on the ground in the heat, without air conditioning, the plane took off again, in the evening. At 3.15 hours AM, it landed in Entebbe. There, 3 more terrorists joined the other 4 who were already onboard. The passengers disembarked and were taken to the old terminal, under close supervision from Ugandan soldiers and from the terrorists.

Soon after their arrival in the terminal’s main room, the passengers were subjected to an ugly type of screening. After the terrorists had collected all the passengers’ passports, they called all the Israeli passport holders end the non Israeli with Jewish names, before sending them to another room. Michel Bacos, the plane captain, strongly objected and him and the crew decided to join the Jewish passengers in the other room. On 30th June, a first group of 48 non Jews were released and another group, made of 100 passengers, all non Jews, were released on the following day. All of them were promptly repatriated to Paris. The crew refused to be released, prefering to remain with the Jewish passengers. During those days of anguish, indirect negotiations were taking place between Israel on the one side and the terrorists on the other side, through the diplomatic channels of a few countries having relations with Uganda, such as the United States or Egypt. Even the PLO tried to mediate and sent a representative to Entebbe, but the hijackers refused to meet him. Baruch Bar-Lev, a retired Israeli officer, who had known Idi Amin before, had several phone conversations with him, seeking the hostages’ release, in vain. The hijacking was the work of the PPLF and had been organised by its leader, Waddie Hadad (1). The two Germans were members of the leftist Revolutionäre Zellen, or Revolutionnary Cells. One of them, Wilfried Böse, born in 1949, was the commando chief. The other one was Brigitte Kuhlmann, a woman from Hanover, born in 1947. When an Israeli hostage, a nazi camps survivor,  showed Böse the number tatooed on his forearm, the German terrorist said « I am not a nazi, I am an idealist ! » In exchange of the hostages liberation, PPLF was asking for the immediate release of 40 Palestinians detained in Israel and of 13 other terrorists kept in prisons in France, Germany, Switzerland and Kenya. The hijackers warned that if their demands were not met, they would start killing their hostages on 1st July. When the Israeli authorities indicated they would be willing to release their 40 prisoners, the terrorists agreed to push the deadline to July 4. At the time, the Israeli government was led by Prime Minister Itzhak Rabin and the defense minister was Shimon Peres.

In fact, from the very beginning, the Israeli were secretly preparing a military operation to rescue their citizens. The Israeli company which had build the new Entebbe terminal, a few years earlier, gave the airport blueprints to the army. They proved very useful to set up what was to be code named « Operation Thunderbolt ». A replica of the old terminal was even erected at a military base in order for the elite commando called « Sayeret Matka »l to prepare the raid. The unit chief was Lt-Colonel Yonathan Nethanyahu, while the whole operation was under the overall command of General Dan Shomron (2).

On 3rd July 1976, 4 Hercules C130 and 2 Boeings took off from the Charm el-Cheikh military base, in South Sinai (the Egyptian peninsula was still under Israeli occupation, at the time). 100 Sayeret Matkal men, supported by members of the elite Golani brigade were onboard the Hercules. A black Mercedes with Ugandan flags on the bonet, similar to the one used by Idi Amin, was also onboard. Two days earlier, the Ugandan dictator had flown to Port Louis to attend an Organisation of African Unity summit. Amin was the outgoing OAU chairman and he was supposed to hand over the leadership of the panafrican organisation to Mauritius Prime Minister, Sir Seewoosagur Ramgoolam. The black Mercedes was to prove very useful during the first minutes of the raid, as the Ugandan soldiers initially thought that their boss was coming back from Mauritius. There are more than 3,000 kilometres from Charm el-Cheikh to Entebbe. Unable to fly over Egypt and Sudan, the route used was even much longer. To avoid being spotted by radars of neighbouring Arab countries, the 6 Israeli planes had to fly at a very low altitude over the Red Sea, before crossing the desertic Ogaden region, in Ethiopia, and entering the Kenyan airspace (the Kenyan government had given its green light). One of the two Boeings landed at Nairobi airport where it remained throughout the operation. The second one circled in the air above Entebbe while the operation was going on. The first Hercules C130 touched ground at Entebbe airport, where the lights were still on, at 11 hours PM. As soon as it landed, the black Mercedes was driven out of the aircraft, followed by two land rovers, similar to the ones which were usually escorting the presidential car. The three vehicles, full of Sayeret Matkal men, headed toward the old terminal building. The soldiers stormed into the main room, where the hostages were held, shouting, in Hebrew and English « lie down, lie down », as they were shooting at the terrorists. The last three were killed in the adjacent room. Unfortunately, three hostages were killed in the crossfire. One of them was a young French immigrant to Israel, Jean-Jacques Maimoni, 19 years old. Travelling with a French passport, his Jewish origin had not been detected by the terrorists. He could have been released with the other passengers, a few days earlier. But he decided on his own to join the group of Israeli and Jewish passengers. Ten other hostages were wounded. As the shooting was taking place inside the building, the rest of the soldiers who had disembarked from the first Hercules were securing the airstrip, in order to allow the safe landing of the other 3 aircrafts. Once the death of all 7 terrorists had been confirmed, the passengers were escorted to the Hercules. The Ugandan soldiers, posted on the terminal’s roof and on top the control tower, opened fire on the Israeli, who fired back. One bullet fatally wounded the Sayeret Matkal chief, Yonathan Nethanyahu. He was to be the only Israeli killed in action. On the Ugandan side, 45 soldiers were killed. Before boarding their planes, a group of Israeli soldiers took time to destroy 4 Mig 17 and 7 Mig 24 of the Ugandan Airforce, in order to eliminate any risk of being attacked in the air. The 4 Hercules then took off swiftly. The entire ground operation had taken 53 minutes only. The planes landed at Nairobi airport to refuel before flying back to Israel, where the former hostages and their saviours got a triumphal welcome.

Sadly, one of the hostages, Dora Bloch, 75, was not among the rescued passengers. Feeling unwell, she had been taken to Mulago Hospital, in Kampala, before the Israeli raid  had taken place. The day after, Amin, furious and humiliated, sent his henchmen to the hospital to take the old lady out of her bed before slaughtering her. It was later reported that the Ugandan medical staff members who had attempted to protect their patient were also summarily killed. The dictator also directed his anger toward the Kenyan community living in Uganda. He could not forgive President Jomo Kenyatta, who had allowed the Israeli planes to stop over at Nairobi airport. Hundreds of Kenyans were massacred during the days which followed the Israeli raid. On 6th July 1976, the funerals of Lt-Colonel Yonathan Nethanyahu, killed at the age of 30, took place at Mount Herzl military cemetery, in Jerusalem, in the presence of a huge crowd. Benjamin, the younger brother of the late hero, also served in the Sayeret Matkal unit. He is the current Prime Minister of Israel.

The raid on Entebbe marked the beginning of the end of Amin’s bloody regime. Dora Bloch had dual citizenship, Israeli and British. The United Kingdom severed its diplomatic ties with Uganda. Amin’s Government tried to get Israel condemned by the UN Security Council, in vain. Two years later, with the help from Ugandan armed opposition, Tanzania invaded Uganda and routed the Ugandan army, despite the help it received from a Libyan contingent sent by Gaddafi. The life president managed to run away, he first went to Libya before finding permanent asylum in Jeddah, Saudi Arabia, where he died in 2003.
In August 2012 a commemorative plaque was unveiled by a Ugandan minister and a visiting Israeli one, at the foot of the old terminal control tower. The relationship between the two countries has never been so good. 39 after this audacious raid which inspired several movies, the European leaders should perhaps emulate Israel’s resolution to deal with modern terrorism.

Hervé Cheuzeville, 4th July 2015.

Notes:

(1) Haddad, founder of the Palestinian People Liberation Front was born in 1927. He died in 1978 in East Germany, after being sick for several months. He had eaten a box of Belgian chocolates, which had probably been poisoned by Mossad! After the collapse of the USSR, the Soviet archives provided the evidence that Haddad had worked for the KGB since the 50’s. 

(2) Born in Ashdod in 1937, Dan Shomron died in Herzliya in 2008. From 1987 to 1991, he was the 13th Israel Defence Force Chief of Staff. 

(3) The sad irony of this horrible story is that Mrs Bloch was the daughter of an English Jew who took part in a Jewish delegation sent to Uganda at the beginning of the 20th century to assess whether it would be a suitable place to create a Jewish homeland in that country… 

NB: from now on, I will attempt to write articles in both French and English. I beg my English language readers to forgive my mistakes!

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