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Elections municipales: Bastia à la croisée des chemins

12/06/2020 – 4:09 | No Comment | 1075 views

Le 28 juin prochain, j’irai voter lors du second tour des élections municipales, même si je suis toujours convaincu qu’il eût été préférable d’annuler le premier tour et de reporter ces élections à l’an prochain. …

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Les élections taiwanaises

Submitted by on 24/01/2020 – 11:08 No Comment | 764 views

Le 11 janvier dernier, Madame Tsaï Ing-wen [蔡英文] a été élue pour un second et dernier mandat de quatre ans à la présidence de la République de Chine (Taïwan) avec 57,1 % des suffrages. La présidente sortante et son colistier Lai Ching-te [賴淸德], élu à la vice-présidence, ont recueilli 8,1 millions de voix.  Ils étaient les candidats du Parti démocrate-progressiste (DPP), un parti souverainiste taïwanais. Han Kuo-yu [韓國瑜], maire de Kaohsiung, la seconde ville du pays, candidat du Kuomintang (KMT), et son colistier Simon Chang [張善政] ont obtenu 38,6% des voix seulement. Le Kuomintang est le parti nationaliste chinois historique. Il fut fondé à Shanghai par Sun Yat-sen en 1919. Ce parti dirigea la Chine jusqu’en 1949, puis, après la victoire des communistes dirigés par Mao Tsé-toung, la seule île de Taïwan jusqu’en l’an 2000 et, à nouveau, de 2008 à 2016. James Soong [宋楚瑜], le président du Parti pour le peuple (PFP), et sa colistière Sandra Yu [余湘] ont quant à eux attiré sur leurs noms 4,3% des suffrages. Au total, 19,3 millions de Taiwanais étaient appelés aux urnes et la participation a atteint 74,9%, en nette hausse par rapport à 2016. Aux élections législatives qui avaient lieu le même jour, le DPP, le parti de la présidente, a remporté 61 sièges sur les 113 que compte le Yuan législatif, l’assemblée nationale de Taïwan, c’est-à-dire la majorité absolue.

« Taiwan montre au monde à quel point nous chérissons notre mode de vie libre et démocratique, et combien nous chérissons notre nation, la République de Chine (Taiwan) », a déclaré Madame Tsaï Ing-wen  lors d’une conférence de presse organisée à son siège de campagne, à Taipei, la capitale, le soir de sa victoire électorale. Elle devait en outre déclarer que « Nous aurons toujours à l’esprit que notre administration doit être propre, efficace et compétente. Nous devons continuer à insister sur la réforme, à favoriser un développement régional équilibré et à réduire l’écart entre les revenus. Évidemment, nous continuerons aussi à garantir la sécurité de notre pays et à défendre notre souveraineté. Cette élection a montré que le peuple taiwanais espère que la communauté internationale sera témoin de notre fidélité aux valeurs démocratiques et respectera notre identité nationale. Nous espérons aussi que l’on donnera à Taiwan une chance équitable de participer aux affaires internationales. La République de Chine (Taiwan) est un membre indispensable de la communauté internationale. Nous sommes prêts à travailler avec tous les pays pour œuvrer à nos responsabilités communes, prendre part à une prospérité partagée, et aider à maintenir la paix et la stabilité régionales. Tous les pays devraient considérer Taiwan comme un partenaire, pas comme un problème.  Les résultats de ces élections sont porteurs d’une signification supplémentaire car ils ont montré que lorsque notre souveraineté et notre démocratie sont menacées, le peuple taiwanais donne encore davantage de la voix pour montrer sa détermination. Au cours des trois dernières années, notre administration est restée ferme dans sa défense de l’essentiel : la souveraineté de Taiwan ; mais nous avons aussi cherché à maintenir des échanges sains avec la Chine. Face aux pressions diplomatiques et aux menaces militaires de la Chine, nous avons maintenu une attitude non provocatrice et non aventureuse qui a permis d’éviter l’éclatement de tout conflit sérieux dans le détroit de Taiwan. Toutefois, à travers une pression accrue et la proposition du modèle « un pays, deux systèmes » pour Taiwan, la Chine a espéré nous contraindre à accepter des conditions qui sont complètement inacceptables. Face aux intentions de la Chine de changer unilatéralement le statu quo entre les deux rives du Détroit, Taiwan n’a eu d’autre choix que de continuer à renforcer ses mécanismes de défense démocratique et d’établir des capacités de défense nationale pouvant assurer la sécurité dans le détroit de Taiwan. Je veux souligner que mon engagement envers des relations pacifiques et stables entre les deux rives reste inchangé, mais les deux rives du détroit ont une responsabilité pour assurer des relations entre les deux rives pacifiques et stables. Aujourd’hui, je veux une nouvelle fois m’adresser aux autorités de Pékin pour leur rappeler que la paix, la parité, la démocratie et le dialogue sont les clés pour des interactions positives entre les deux rives et pour un développement de long terme stable. Ces quatre mots sont aussi la seule façon de rapprocher nos peuples et de bénéficier à chacun d’eux.  La paix signifie que la Chine doit abandonner la menace d’usage de la force envers Taiwan. La parité signifie qu’aucune des deux rives du détroit de Taiwan ne devrait nier l’existence de l’autre. La démocratie signifie que l’avenir de notre pays doit être décidé par ses 23 millions d’habitants. Le dialogue signifie que nous devons être capables de nous asseoir à la même table pour discuter du développement futur des relations entre les deux rives. J’espère aussi que les autorités de Pékin comprennent que la démocratie qu’est Taiwan et notre gouvernement démocratiquement élu ne céderont pas ni aux menaces ni aux intimidations. Des interactions positives entre les deux rives fondées sur un respect mutuel sont le meilleur moyen de servir nos peuples. Les résultats de ces élections montrent que cette réponse est claire comme de l’eau de roche ».

Âgée de 63 ans, professeur de Droit, Madame Tsaï Ing-wen est une dirigeante hors du commun. Elle est la première femme à avoir été élue présidente de la République de Chine. À ce jour, elle est l’unique femme chef d’État de toute l’Asie. À cause de son sérieux et de son style sobre, certains voient en elle l’Angela Merkel de l’Extrême-Orient. C’est grâce à ses propres mérites qu’elle s’est hissée jusqu’à la magistrature suprême, en 2016. Elle n’est ni la fille ni la veuve d’un ancien chef d’État, contrairement à d’autres dirigeantes passées ou présentes du continent asiatique, au Pakistan, à Sri Lanka, en Inde, au Bangladesh, aux Philippines, ou en Birmanie! Tsaï Ing-wen est le septième président de la République de Chine/Taïwan et le second président de son parti, le Parti démocrate-progressiste (DPP). Elle aussi le premier président à avoir des origines aborigènes, puisque l’une de ses grand-mères appartenait à l’ethnie Paiwan. Tsaï Ing-wen est aussi le premier président célibataire et le premier à n’avoir jamais occupé de fonction élective avant d’être élue présidente. Avant de remporter l’élection présidentielle de 2016, elle avait fait une première tentative à celle de 2012, comme candidate du DPP face au président sortant, Ma Ying-jeou, du KMT. De nos jours, Taïwan est une véritable démocratie, un modèle pour bien des pays d’Asie. C’est aussi un bel exemple pour tous les pays en voie de développement, puisque cette île sans grandes ressources naturelles est devenue, en un demi-siècle un pays développé à l’économie florissante, à la pointe des nouvelles technologies.

La crise de Hong Kong a certainement facilité la réélection de Madame Tsaï Ing-wen. Cette crise, qui dure depuis des mois malgré la répression, a apporté la preuve aux Taiwanais que la notion de « un pays, deux systèmes » était un leurre dangereux et qu’en cas de réunification avec la Chine continentale la démocratie taiwanaise ne pourrait pas être préservée. Le candidat du Kuomintang, contrairement à la présidente sortante, s’est bien gardé d’exprimer la moindre solidarité envers les courageux démocrates hongkongais. Lors d’une visite à Hong Kong, il a même rencontré Carrie Lam,la cheffe de l’exécutif hongkongaise, fidèle représentante locale de la ligne politique du président Xi Jing-ping. Le Kuomintang a tenté de faire miroiter aux yeux des électeurs taiwanais la prospérité qu’apporterait à Taiwan un rapprochement avec Pékin. Mais il semble qu’entre une prospérité accrue et la préservation de leur démocratie, les électeurs taiwanais aient choisi cette dernière option. Pékin avait pourtant tout tenté pour les influencer, par le biais de « fake news » et d’agents d’influence divers et variés sur les réseaux sociaux et dans les médias.

Durant son premier mandat de quatre ans, la présidente a beaucoup fait pour promouvoir une économie verte. Elle s’est engagée à faire sortir Taïwan du nucléaire d’ici à 2025. Elle s’est aussi investie dans la protection des minorités et la promotion des droits des peuples aborigènes.  Avant son arrivée au pouvoir, la seule langue nationale reconnue était le Mandarin; sous son administration, d’autres langues ont été reconnues comme langues nationales. Ces langues sont les suivantes:  le Mandarin, le Hokkien taiwanais, un langage originaire de la province du Fujian (juste en face de Taïwan) et qui est la langue maternelle de 70 % de la population de Taïwan, le Hakka, une langue parlée dans le sud de la Chine, à Hong Kong, à Macao et dans les communautés chinoises d’outre-mer, 16 langues indigènes formosanes, la langue des signes de Taiwan ainsi que le dialecte Matsu qui est parlé dans les îles Matsu. Ces îles, au nombre de 36, forment un archipel de la mer de Chine orientale situé tout près du littoral de la Chine continentale. Les forces du Kuomintang étaient parvenues à les maintenir sous leur autorité après la victoire communiste de 1949 et elles constituent un comté de la République de Chine/Taïwan dont la superficie est de 29,6 km² seulement, pour une population de près de 13 000 habitants.

Dans les relations internationales, Taïwan, l’ancienne Formose, est un cas paradoxal. Cette grande île de 35 000 km2 (près de quatre fois la taille de la Corse) compte plus de 23 millions d’habitants. Elle est située en mer de Chine et est séparée de la Chine continentale par le détroit de Taïwan, dont la largeur, à l’endroit le plus étroit, n’est que de 130 kilomètres. À l’origine peuplée par des aborigènes (qui, de nos jours, ne représentent plus que 2 % de la population), l’île a reçu plusieurs vagues de peuplement Han, venues du continent, à partir du XVIIe siècle. De 1894 à 1945, Formose a été colonisée par le Japon. Quatre ans après la capitulation japonaise, le gouvernement chinois de Tchang Kaï-chek s’y réfugia, après la victoire des troupes communistes de Mao Tsé-toung en Chine continentale. Durant tout le XXe siècle, Taïwan a donc été une province chinoise pendant quatre années seulement. Et encore s’agissait-il, durant cet interlude chinois, de la Chine nationaliste et non de la Chine populaire qui, elle, n’a jamais eu le contrôle de l’île depuis sa fondation en 1949. Tout cela devrait donc relativiser quelque peu la prétention de la République Populaire de Chine à considérer Taïwan comme une province « renégate » qu’il serait légitime de récupérer de gré ou de force. Jusqu’à ce jour, le nom officiel de Taïwan est « République de Chine » ; longtemps le gouvernement insulaire a en effet prétendu être le gouvernement légitime de toute la Chine. Mais, tout au long de la guerre froide et de l’après-guerre froide, ses alliés ont peu à peu abandonné la République de Chine, préférant reconnaître la République Populaire de Chine, de plus en plus puissante, politiquement et économiquement. Pour Pékin, tous les moyens sont bons pour attirer les pays ayant encore des relations diplomatiques avec Taïpei et les convaincre de rompre avec l’allié taïwanais. Les menaces, les pressions et surtout les promesses mirobolantes d’assistance économique et de grands projets de développement sont utilisés pour qu’enfin les récalcitrants établissent des relations diplomatiques avec la seule Chine populaire et reconnaissent le principe, si cher à Pékin, d’ « une seule Chine ». Dernièrement, les îles Salomon et Kiribati, deux nations du Pacifique, ont cédé aux sirènes pékinoises et ont rompu avec leur ami taïwanais qui les avait pourtant beaucoup aidés en finançant des programmes de développement de qualité. Comme récompense, la Chine populaire a offert un Boeing 737 et des ferrys aux îles Kiribati, un archipel qui ne compte que 110 000 habitants répartis sur 32 petits atolls coraliens en passe d’être submergés par les flots de l’océan Pacifique!  En 2020, Taïwan entretient des relations diplomatiques avec 15 pays seulement, dont un certain nombre de micro-nations du Pacifique, mais aussi quelques rares pays de moyenne importance comme le Paraguay ou Haïti. En Afrique, Taïwan n’a plus qu’un seul allié, il s’agit du Royaume d’Eswatini, autrefois connu sous le nom de Swaziland. La seule ambassade de Taïwan en Europe se trouve via della Conciliazione, à Rome ; il s’agit de la représentation de la République de Chine près le Saint-Siège. Cependant, Taïwan dispose aussi de bureaux de liaison dans un certain nombre de pays Européens. Il y en a un à Paris, par exemple. Ces bureaux, qui n’ont pas le statut d’ambassades, permettent de développer des relations commerciales et culturelles, sans toutefois établir des relations diplomatiques. Je tiens d’ailleurs à saluer particulièrement les efforts et l’enthousiasme de Jean-François Cesarini, député du Vaucluse et président du groupe d’amitié parlementaire à l’Assemblée nationale entre la France et Taïwan, pour promouvoir les relations dans tous les domaines entre les deux pays. Le processus ayant conduit à l’isolement progressif de Taïwan avait débuté le 25 octobre 1971, lorsqu’une résolution adoptée par un vote de l’Assemblée générale des Nations Unies avait permis à la République Populaire de Chine d’occuper le siège réservé à la Chine. Ce siège éait été jusque-là occupé, depuis la création de l’ONU, par la République de Chine, c’est-à-dire, depuis 1949, par Taïwan ! Cette admission de la Chine populaire à l’ONU entraîna le départ immédiat de Taïwan qui, depuis, n’en fait plus partie. La Chine populaire devint également l’un des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité (avec droit de veto), toujours en remplacement de la Chine nationaliste de Taïwan. Le président Chiang Kai-chek, l’un des vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale aux côtés des autres « Grands », Churchill, Staline et Truman, dénonça la décision de l’ONU. Taïwan est donc un cas unique au monde : malgré sa population importante (plus de 23 millions d’habitants), malgré son fonctionnement étatique et ses institutions démocratiques, l’île n’est plus membre des Nations Unies et n’a donc plus de voix dans cette arène internationale, même lorsque l’on y discute de questions la concernant. Depuis l’adhésion de la Suisse en 2002, il n’existe pas d’autre exemple, dans le monde, de pays importants ne faisant pas partie de l’ONU. Même le Vatican y est représenté, en qualité d’observateur, tandis que des micro-États, tels que la République de Saint Marin et les Principautés de Monaco, du Liechtenstein ou d’Andorre en sont membres à part entière ; mais pas Taïwan ! La Chine populaire s’est même constamment opposée à l’entrée de Taïwan à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), même en qualité d’observateur. Pourtant, l’expertise taiwanaise serait la bienvenue face à la menace d’épidémies mortelles. N’est-il pas proprement scandaleux que Pékin ait refusé de partager des informations avec Taipei au sujet de la nouvelle épidémie de coronavirus, originaire de la province chinoise de Hubei, et dont un cas a déjà été détecté à Taïwan?

Le gouvernement de la République Populaire de Chine a réagi avec colère à l’annonce du résultat des élections taiwanaises, allant même jusqu’à accuser Tsai Ing-wen d’avoir triché ! N’est-il pas tristement ironique d’entendre les autorités d’une dictature monolithique et à parti unique accuser la présidente d’un État pleinement démocratique de ne pas respecter les règles de la démocratie ?

L’avenir de Taïwan, face à la puissance et l’arrogance grandissante de la Chine populaire est bien incertain. Les États-Unis continuent à soutenir l’île face aux prétentions chinoises. Mais ce soutien est-il à jamais acquis ? Si, à l’avenir, le rapport de force entre les deux super-puissances venait à évoluer en faveur de Pékin, Washington ne sera-t-il pas amené à revoir sa position sur cette question ? Le fossé entre le continent et Taïwan ne cesse de s’agrandir. La Chine continentale et l’ancienne Formose sont devenues deux pays totalement différents. De nos jours les Taïwanais rêvent de moins en moins d’une réunification avec la Chine populaire qui les priverait de démocratie. Ils préfèrent conserver leur système démocratique et leur liberté, quitte à vivre dans l’isolement international. Le peuple taiwanais vient de confirmer haut et fort son attachement à sa liberté et à sa démocratie. La communauté internationale devrait l’aider à les conserver !

Hervé Cheuzeville, 24 janvier 2020

NB: j’ai emprunter les noms en caractères chinois ainsi que le large extrait de l’intervention de Mme Tsaï Ing-wen lors de sa conférence de presse aux médias taiwanais, en particulier « Taiwan Info« , magazine taiwanais en ligne: https://www.facebook.com/SiteTaiwanInfo/?__tn__=%2Cd%2CP-R&eid=ARAh9_3inLXgGewhzRarAVpnfj2TvJvCpOQOnthk8Efnhk82O-dHLx6G1xurPLiexSR1QqQ6uzyJLx97

Hervé Cheuzeville est l’auteur de huit livres et de nombreux articles et chroniques. Ses derniers ouvrages sont « Rwanda – Vingt-cinq années de mensonges » (Editions Vincentello d’Istria, 2018)  et « Prêches dans le désert » (Editions Riqueti, 2017). Il a en outre contribué à l’ouvrage collectif « Corses de la Diaspora », dirigé par le Professeur JP Castellani (Scudo Edition, 2018). En 2018, il a fondé les Edizione Vincentello d’Istria à Bastia. Il présente une chronique hebdomadaire sur les ondes de Radio Salve Regina que l’on peut suivre en direct dans le monde entier tous les jeudis à 9 heures et à 12h30 ainsi que tous les samedis à 17 heures grâce à ce site internet: http://www.ecouterradioenligne.com/salve-bastia/ ).

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