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Joyeux Noël !

07/11/2017 – 3:36 | No Comment | 179 views

Ma chronique d’aujourd’hui sera davantage une lettre ouverte qu’une véritable chronique. Cette lettre s’adresse à la municipalité de Bastia, ville d’où ces lignes sont écrites, mais aussi et très certainement à la plupart des municipalités …

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Non, non, non, Mayotte, ce n’est pas la France!

Submitted by on 14/10/2011 – 1:44 7 Comments | 11 377 views

Depuis plusieurs jours, une situation insurrectionnelle prévaut dans l’île de Mayotte. Les grands médias nous expliquent que la population locale est en colère contre la cherté de la vie. Les produits de consommation  courante y seraient beaucoup plus chers qu’en métropole, alors que le pouvoir d’achat des habitants de l’île est bien plus faible. Présenté de cette manière, on ne peut que sympathiser avec les Mahorais en colère. Cependant, tout n’est pas aussi simple ! Dans cette affaire de Mayotte, les gouvernements français successifs, depuis 1974, ont trompé le peuple qui les a portés au pouvoir. Ils ont aussi défié la communauté internationale. Pourquoi ?

Pour répondre à cette question, il convient de faire un bref rappel historique.

Il faut, en premier lieu, rappeler une évidence : Mayotte est une île qui fait partie d’un archipel, l’archipel des Comores, lui-même composé de quatre îles principales : Grande Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte. Les habitants de ces quatre îles parlent la même langue, ils ont la même culture, la même religion, la même histoire. Cet archipel a été soumis et occupé par la même puissance coloniale : la France.

En 1974, les autorités françaises organisèrent aux Comores un référendum sur l’autodétermination.  90% des Comoriens optèrent pour l’indépendance. Le problème aurait donc dû être résolu, de manière définitive, cette année-là : les Comores auraient dû accéder à l’indépendance nationale, et le nouvel Etat aurait dû être constitué de quatre îles. Or, ce ne fut pas le cas. Le gouvernement français argua que, dans l’île de Mayotte, la majorité de la population s’était opposée à l’indépendance. Mayotte, depuis lors, est restée dans le giron français et est devenu l’objet d’un grave contentieux, non seulement avec le nouvel Etat comorien, indépendant depuis 1975, mais aussi avec l’ONU et avec l’Organisation de l’Unité Africaine, devenue depuis Union Africaine. En effet, l’ONU a établi des règles encadrant le processus de décolonisation. Ces règles s’appliquent à tous les Etats, en particulier aux ex-puissances coloniales au premier rang desquelles figure la France. Que prévoient ces règles ? Le point 6 de la déclaration du 14 décembre 1960 sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples colonisés stipule que l’intégrité territoriale des anciennes colonies doit être préservée. Or, dans le cas des Comores, la France a arbitrairement amputé son ex-colonie d’un quart de son territoire. En Algérie, la majorité de la population avait voté en faveur de l’indépendance. Avait-on, à l’époque, examiné le détail des résultats de ce référendum d’autodétermination ?  Sommes-nous certains qu’à Oran, par exemple, les habitants de cette grande ville, majoritairement de souche européenne, se soient prononcés pour l’indépendance de leur pays? Eut-il été envisageable, concevable, admissible, à l’époque, de faire d’Oran une ville française, enclavée dans une Algérie indépendante, à l’instar des villes espagnoles de Ceuta et de Melilla sur la côte méditerranéenne du Maroc ? Une telle idée eut été immédiatement rejetée par le GPRA[1], et son rejet aurait reçu le soutien de l’ensemble de la communauté internationale. En 1974, les nationalistes comoriens n’avaient ni la force ni le poids de leurs collègues algériens, et leur petit pays dépourvu de ressources ne représentait pas, à l’échelle internationale, un enjeu aussi considérable que celui de l’Algérie de 1962. Pour sa politique comorienne, la France a cependant été régulièrement condamnée par l’Assemblée Générale des Nations Unie.

Depuis 1974, le statut de l’île de Mayotte a évolué. Ce cheminement institutionnel s’est achevé au début de cette année, lorsque le territoire est devenu le 101e département de la République Française, et le 5e département d’Outre-Mer de cette dernière. Cette départementalisation avait été approuvée par 95,2% des votants, lors d’un référendum organisé dans l’île le 29 mars 2009. On notera cependant que le taux d’abstention, lors de ce scrutin, s’élevait à 41,19%.  La question de l’appartenance de l’île à la France est donc définitivement réglée, diront les démocrates jacobins sourcilleux, partisans d’une République « une et indivisible ». Je ne suis pas d’accord avec cette vision des choses. Si l’on devait organiser un référendum, demain, à Haïti, voire en Somalie, sur la départementalisation de ces contrées, on aurait sans doute un résultat semblable à celui de Mayotte. Comment s’étonner que des populations démunies votent « oui » massivement, lorsqu’on leur promet que ce choix leur apportera un revenu minimum garanti et une couverture sociale identiques à ceux dont bénéficient les Français ?

Pourquoi le peuple français n’a t-il pas été consulté, au sujet de départementalisation de Mayotte ? N’eut-il pas été normal de lui demander son avis ? Lors des accords sur le nouveau statut de la Nouvelle Calédonie, le gouvernement de Michel Rocard avec organisé un référendum national. La majorité des Français qui y avaient participé s’était prononcée pour le « oui », même si l’on peut légitimement se poser la question de savoir si les habitants de Roubaix ou du plateau de Millevaches étaient réellement conscients de l’enjeu de ce référendum, en 1988. Pourquoi une procédure similaire n’a-t-elle pas été suivie pour Mayotte ? La départementalisation de ce territoire insulaire n’a fait l’objet d’aucun débat, en France. Pire, elle est passée complètement inaperçue, les grands médias ne l’ayant que très peu évoquée !

Il était du devoir du gouvernement français d’informer les Français. Il aurait dû leur dire la vérité, au sujet de Mayotte. Leur avouer que 60% de leurs nouveaux « compatriotes » ne parlent pas français et que la polygamie est une pratique courante et acceptée, à Mayotte. Qu’en l’an 2000, 35 % des hommes et 40% des femmes étaient analphabètes (je doute que ces chiffres aient beaucoup évolué, depuis). Que la charia a plus de valeur, aux yeux des Mahorais, que les lois de la République. Que jusqu’à la récente départementalisation, seuls les cadis (juges islamiques) rendaient la justice, en matière de statut personnel. Que la superficie de cette île est de 376 km², contre 4000 en moyenne pour un département « normal ».

Enfin, le gouvernement français n’aurait-il pas dû prendre conscience que cette départementalisation constituait en fait une véritable bombe à retardement ? Mayotte n’est située qu’à 30 kilomètres d’Anjouan, la plus proche des trois îles de l’archipel faisant partie de l’Union des Comores. Mayotte représente donc un véritable aimant pour les Comoriens des autres îles. Ces derniers, citoyens d’un des pays les plus déshérités de la planète, voient dans cette île restée française un véritable havre de bien-être. Une terre où l’on peut trouver du travail (au noir) et éventuellement bénéficier de la couverture sociale et de l’accès aux soins, d’une éducation de qualité, et où la citoyenneté française peut permettre de gagner la France et l’Union Européenne qui y sont vus comme de véritables eldorados. Sait-on qu’avec au moins 60 000 Comoriens, Marseille est aujourd’hui la plus grande ville comorienne, loin devant Moroni, la capitale ? Cette attraction irrépressible est source de tragédies sans nom. Des milliers de Comoriens, embarqués sur des rafiots de fortune, ont en effet perdu la vie en tentant d’atteindre le rivage mahorais. Parmi eux, un grand nombre de femmes enceintes, désireuses d’accoucher à Mayotte, afin que leur enfant devienne un citoyen français. C’est là que réside la véritable bombe à retardement : le droit du sol, cher à la République Française, est inapplicable à Mayotte. L’île compte aujourd’hui 60 000 immigrés clandestins, sur une population totale de 200 000 habitants. 80% des nouveau-nés, à la maternité de Mamoudzou, le chef-lieu du département nouvellement créé, sont de mères non mahoraises : comoriennes, mais aussi Africaines venues de la région des Grands Lacs. Mayotte, au fil des ans, est donc devenue une véritable « Lampedusa » française. La différence entre les deux îles est que les Italiens, eux, sont au courant de la situation qui prévaut à Lampedusa, et ils en mesurent les enjeux. Alors que la grande majorité des Français ignore tout de Mayotte et des risques engendrés par la départementalisation.

On affirme que le nouveau statut de Mayotte est irréversible, que l’on ne peut pas revenir en arrière. Je ne suis pas de cet avis. Je reste persuadé qu’il existe une alternative. Un accord de partenariat privilégié pourrait être conclu entre la France et l’Union des Comores.  Dans ce cadre, Mayotte pourrait trouver une place de choix dans cet Etat fédéral que constituent désormais les Comores, et jouer un rôle clef dans ce partenariat. Mayotte pourrait trouver le chemin d’un développement véritable au sein de son environnement culturel et géographique naturel, au lieu de générer cette économie artificielle qui est en train de se développer dans l’île, véritable cul-de-sac de la France, où 45 % des salariés sont employés par l’administration.  Cette solution pourrait ensuite être soumise à référendum, tant en France qu’aux Comores, après une période durant laquelle tous les enjeux auraient été clairement expliqués aux citoyens des deux pays.

Les Mahorais, comme le reste des Comoriens, ont le droit au respect. Quant aux Français, ils ont le droit à la vérité. Le gouvernement actuel, comme tous ceux qui l’ont précédé depuis 1974, n’ont jamais eu la volonté et le courage de la révéler.

 

Hervé Cheuzeville, 14 octobre 2011

 

(Auteur de trois livres: « Kadogo, Enfants des guerres d’Afrique centrale« , l’Harmattan, 2003; « Chroniques africaines de guerres et d’espérance« , Editions Persée, 2006; « Chroniques d’un ailleurs pas si lointain – Réflexions d’un humanitaire engagé« , Editions Persée, 2010)

 

 

 

 


[1] Gouvernement Provisoire de la République Algérienne

7 Comments »

  • Guyanais d'adoption dit :

    Je suis d’accord en tous points avec vos arguments.
    Au sujets des accouchements donnant droit à la nationalité du sol
    c’est la même chose en Guyane française : les Surinamaise viennent
    mettre au monde leurs enfants à la Maternité de Saint-Laurent du Maroni,
    ville frontière pour que , majeurs, ils viennent gonfler la foule des
    assistés. Ici chômage, insécurité,copinage, impôts locaux prohibitifs sont
    endémiques. Que va devenir ce département dans les décades à venir ?

  • Baco dit :

    Il serait utile, monsieur, d’un peu mieux vous documenter avant de publier un tel papier.

    • Mariapia dit :

      Je suis un frane7ais, que certains fe2cheux qfaeiuilraient de de souche , et je suis profonde9ment re9vulse9 par les propos racistes, xe9nophobes et les allusions ignobles de messieurs Brice Hortefeux (condamne9 par la justice) et Claude Gue9ant. Ces deux individus, sous pre9texte de dire la re9alite9 (le fameux argument d’autorite9 de ceux qui n’ont rien au soutien de leurs ide9es), se livrent e0 une propagande xe9nophobe qui consiste syste9matiquement e0 ge9ne9rer de l’ennemi inte9rieur , e0 identifier des bouc-e9missaires, e0 identifier des de9viants , des pas conformes , quasi-syste9matiquement sur une base ethnique ou religieuse.Jamais cette droite-le0 ne parlera des facteurs sociaux, e9conomiques et psychologiques qui engendrent la de9linquance. Ils pre9fe8rent assimiler de9linquance et immigration, gloser sur telle ou telle religin, bref, se livrer e0 des me9thodes fascistes, plutf4t que de faire leur boulot. Il faut dire que le FN n’aurait pas fait autre chose s’il e9tait au pouvoir. Il faut dire que Hortefeux, Gue9ant, ou l’immonde Droite Populaire , ne sont rien d’autres que les ponts lance9s entre une UMP de moins en moins re9publicaine, de plus en plus autoritaire, se9curitaire et re9actionnaire. Ils sont en re9alite9 le fameux chaeenon manquant entre homo sapiens democraticus et le navrant cro-magnon fascistus . Ces consternants individus stigmatisent syste9matiquement : les rroms, les musulmans, les banlieusards, les internautes, les fonctionnaires, et puis hop e0 nouveau les musulmans, les allocataires du RSA, etc ad lib (pendant qu’on cache soigneusement la de9linquance en col blanc et qu’on de9pe9nalise le droit des affaires pour les copains de l’oligarchie industrialo-financie8re). Et ce faisant, ces sinistres propagandistes ne font rien d’autres, avec ces cate9gories de populations, que ce que certains faisaient avec les rroms et les juifs dans les anne9es 30. Non, la comparaison n’est pas trop forte : la politique applique9e par Sarkozy et Gue9ant consiste bien e0 e9riger telle ou telle cate9gorie de la population en bouc-e9missaire politique, et en diversion me9diatique.Ces types sont dangereux pour la France, ils en sapent la cohe9sion sociale, ils de9truisent la cohe9rence nationale, et avilissent notre pays comme e7a ne s’est plus vu depuis Boulanger ou Vichy. Quand meame des commissaires europe9ens s’indignent et font re9fe9rence aux progroms et autres politiques de stigmatisation, quand les associations protectrices des droits de l’homme s’e9tranglent de rage, il faudrait peut-eatre re9aliser que ces dirigeants sont e0 destituer d’urgence, pour manquement e0 la De9claration des Droits de l’Homme, ainsi qu’e0 plusieurs lois re9publicaines (comme Hortefeux en a fait l’expe9rience sans pour autant perdre son ministe8re, indignite9 supreame qui ne se cone7oit qu’en Sarkozie).Bien sfbr, ces types ne se le2cheraient pas autant si les me9dias ne donnaient pas sans cesse la prime aux re9acs ou aux racistes de service, les Eric Zemmour, Robert Me9nard, Marine Le Pen, Alain Finkielkraut ou autres afficionados du choc des civilisations de bons clients , de sulfureux me9diacrates qui jettent de l’eau sur le feu et surfent sur la violence urbaine pour faire progresser leurs the8ses nause9abondes, en occultant les ve9ritables raisons, socie9tales et e9conomiques, de la criminalite9.Dresser les frane7ais les uns contre les autres. Diviser pour re9gner. Renier les traditions de brassage culturel et d’accueil, sous pre9texte de crise e9conomique, alors que la France doit impe9rativement e9largir l’ouverture de ses frontie8res pour rester compe9titive et moderne. Mettre l’accent sur la seule re9pression, en oubliant que seule l’e9ducation est un reme8de efficace. Stigmatiser, ge9ne9raliser, excommunier, vilipender, voile0 les me9thodes de ce gouvernement sectaire et cliente9liste.Mensonge, de9tournement d’e9tudes, travestissement de chiffres, Gue9ant n’en est plus e0 une vile9nie pre8s. Ce ministre est une honte, pour le pays, une tache sur le drapeau e0 l’instar de son mentor elyse9en. Il y a dix ans, la droite e9trillait Charles Millon pour avoir pris langue avec le FN dans sa circonscription. Cette droite e9tait de9je0 cliente9liste, parfois re9actionnaire, ne9olibe9rale, mais elle avait encore un semblant d’honneur. Elle restait inscrite dans une certaine tradition gaulliste. Une certaine ide9e de la France, et son pre9cieux mode8le social. L’arrivisme sarkozyste a e9vacue9 ces derniers lambeaux de respectabilite9. Dans ses bagages, il a ramene9 d’une part les vieux gangsters des Hauts-de-Seine, les post-barbouzards ivres de re9seaux africains et de re9trocommissions, mais aussi toute une ge9ne9ration de nouveaux propagandistes et de faucons tricolores, Gue9ant et Hortefeux en teate, autant de poissons-pilotes de la fusion promise entre UMP et FN sans parler des porteurs d’enveloppe en kraft.Dehors les ploutocrates se9curitaires, dehors les ne9ocons xe9nophobes. Vite.

  • jac dit :

    « Les habitants de ces quatre îles parlent la même langue, ils ont la même culture, la même religion, la même histoire »

    Ce n’est pas aussi simple.
    A Mayotte, il y a deux langues vernaculaires.
    Au Nord de Madagascar beaucoup ont aussi même langue, même culture, même religion, même histoire que les Comores.

    Ce n’est pas aussi simple.
    Non francophones,analphabètes, voilà qui d’après vous aurait du effrayer les Français ?
    Voilà surtout qui montre que la France a toujours été plus intéressée par le territoire que par les territoriaux. Comme en Algérie.

    Ce n’est pas si simple.
    Polygames, charia. Musulmans donc pourquoi n’écrivez-vous pas ce mot ? Charia et polygame sont plus à même d’effrayer en France ? Parce que l’islam des Mahorais n’a vraiment rien d’effrayant. Une grande liberté de moeurs, des femmes au moins aussi libres qu’en France, propriétaires de droit de leur maison. Si monsieur peut effectivement répudier, c’est lui qui doit partir. Des répudiations comme ça, il y en a beaucoup parmi les Français.

    Mais pour la bombe à retardement, ça c’est sûr.
    Et une épine dans le pied de la France qu’il sera impossible d’extraire tant que Mayotte restera française.

    Maintenant il faudrait expliquer pourquoi certains en France, à La Réunion (?) tenaient, tiennent autant à ce que Mayotte reste française. Je cherche encore un article sérieux et documenté à ce sujet. Si on comprenait tous ces dessous de l’affaire, on pourrait mieux se forger une opinion.

  • fred dit :

    Cet article fait le point sur la situation complexe de l’île.
    Bien documenté et sans erreur fondamentale ou qui risque de transformer la réalité.
    L’Etat a toujours été parfaitement informé par les administrations de la dégradation de la situation, de la gabegie et de l’inconséquence des élus locaux, mais l’absence de courage politique est une constante. La départementalisation a été obtenue « à l’usure », mais les conséquences se montrent rapidement.
    S’il est vrai que les effets prévisibles de la départementalisation n’ont pas été suffisamment détaillés aux habitants les plus modenstes, il faut toutefois nuancer en rappelant que les élus locaux étaient parfaitement informés.
    Mais l’objectif principal était de pouvoir réclamer les mêmes subsides d’assistance qu’en métropole (RMI notamment)et d’accéder aux subventions européennes.
    Trop tard, l’économie nationale et internationale, chancelantes, passent au thème de la rigueur.
    Avec une économie dépendant à 98% de produits importés (dans tous les domaines, du bois de construction… à l’alimentation)le 101ème département français démarre avec du plomb dans l’aile.

  • Mosiah dit :

    Comme ces lourdes inepties me touchent, je me permets d’ajouter ma petite touche. Je me base sur les arguments avancés sur cette note même:
    UNE TROMPERIE QUI DURE DEPUIS 1974″
    Il faut, en premier lieu, rappeler une évidence : Mayotte est une île qui fait partie d’un archipel, l’archipel des Comores »–> Il serait peut-être aussi intéressant de rappeler que Mayotte n’a jamais eu d’administration commune avec les Comores avant la présence française cher Monsieur, mais apparemment on s’en fou, donc passons à la suite ! »Les habitants de ces quatre îles parlent la même langue »–> Bullshit ! Les mahorais ne parlent pas le grand comorien (chingazidja), même si la plupart des grands comoriens comprennent le  Mahorais (shimahorais), ce qui est bizarre mais réel.
    LA FRANCE CONTRE LE DROIT INTERNATIONAL
    « Le gouvernement français argua que, dans l’île de Mayotte, la majorité de la population s’était opposée à l’indépendance. Mayotte, depuis lors, est restée dans le giron français et est devenue l’objet d’un grave contentieux… »–> Ça va trop vite là ! Le gouvernement français ne s’est pas contenté d’arguer, mais d’organiser un autre référendum dans lequel étaient tenus en compte les résultats île par île, ce qui s’est déroulé AVEC L’ACCORD DU PRÉSIDENT DES COMORES, qui, un peu arrogant, croyait que les résultats allaient être pareils et Il s’est planté en beauté Monsieur Cheuzeville ! » En Algérie, la majorité de la population avait voté en faveur de l’indépendance… »–> Je ne vois pas ici l’intérêt de comparer Mayotte à l’Algérie, et de se demander s’il fallait que la ville d’Oran soit détachée de l’Algérie et rester française. La question se poserait s’il y avait une énorme masse d’eau séparant la ville du reste du pays, ce qui est indéniablement le cas de Mayotte au sein de l’archipel des Comores.
    Donc toute l’argumentation qui se base sur la comparaison avec l’Algérie n’est que néant.
    « Pour sa politique comorienne, la France a cependant été régulièrement condamnée par l’Assemblée générale des Nations unies. »–> C’est triste, mais la vie continue.
    Il est tout de même intéressant de savoir que dans cette relation, c’est de l’avenir de Mayotte et celui de la France qu’il s’agit et il semblerait que les deux entités concernées soient consentantes (contrairement à la relation qui aurait pu s’établir entre Mayotte et les Comores). L’ONU est sensée être là pour régler les conflits, certes, avec la décision de la France, il y a quand même une sorte de conflit entre La France et les Comores, mais, avec la décision inverse, il y aurait quand même un conflit entre Mayotte et les Comores donc difficile de trancher, raison pour laquelle la décision de l’ONU –> prrr
    « On notera cependant que le taux d’abstention, lors de ce scrutin, s’élevait à 41,19%. »–> Et alors ???
    POURQUOI MAYOTTE A VOTE OUI A LA DEPARTEMENTALISATION
    « Pourquoi le peuple français n’a t-il pas été consulté, au sujet de départementalisation de Mayotte ? N’eut-il pas été normal de lui demander son avis ? « –> A-t-on demandé l’avis des mahorais avant de les coloniser Monsieur Cheuzeville ? Je vous pose la question.
     A la fin ce serait quoi la morale ? « Je te colonise, j’use de tes ressources et je me casse. Tu te débrouilles ! crève en paix !
    Maaan Salaam ! »Il fallait peut-être y penser avant non ? »Il était du devoir du gouvernement français d’informer les Français. Il aurait dû leur dire la vérité, au sujet de Mayotte. Leur avouer que 60% de leurs nouveaux « compatriotes » ne parlent pas français et que la polygamie est une pratique courante et acceptée à Mayotte. Qu’en l’an 2000, 35% des hommes et 40% des femmes étaient analphabètes (je doute que ces chiffres aient beaucoup évolué, depuis), vous dites monsieur Cheuzeville. »–> J’ai envie de te dire, ne vous ‘inquiètez monsieur Cheuzeville. Les Français la connaissent la vérité.
    Il ne faut pas prendre les français pour des imbéciles non plus.
    Quant aux chiffres, ils évoluent lentement mais sûrement. L’analphabétisme concerne en particulier les personnes âgées qui peuvent difficilement apprendre à lire et écrire pour leur âge. Mais ne vous inquiètez pas ! Une nouvelle génération en force est en train de se former et ce n’est certainement pas en s’unissant avec les Comores qu’elle arrivera. 
    La polygamie aussi est une pratique en voie de disparition certaine. »Que la charia a plus de valeur, aux yeux des Mahorais, que les lois de la République » osez-vous dire sans honte monsieur Cheuzeville–> Erreur ! Énorme aberration; Je pense que vous confondez avec l’union des Comores.
    Les mahorais pratiquent leur religion tout en respectant la loi et son très tolérants vis-à-vis des autres religions. Un fait divers montre que récemment au Comores, un homme a été humilié parce qu’il était un musulman converti au christianisme. Ce genre de réactions ne se produirait JAMAIS à Mayotte où pourtant beaucoup de musulmans deviennent chrétiens. »Que la superficie de cette île est de 376 km2 contre 4 000 en moyenne pour un département « normal ». Vous dites monsieur Cheuzeville mais vous oubliez la superficie des départements d’ile de France qui sont plus petits.

    UNE BOMBE A RETARDEMENT

    Mayotte représente donc un véritable aimant pour les Comoriens des autres îles. »–> Ça fait plaisir de le savoir. Dommage que ce ne soit pas réciproque. »Ces derniers, citoyens d’un des pays les plus déshérités de la planète, voient dans cette île restée française un véritable havre de bien-être. Une terre où l’on peut trouver du travail (au noir) et éventuellement bénéficier de la couverture sociale et de l’accès aux soins, d’une éducation de qualité, et où la citoyenneté française peut permettre de gagner la France et l’Union européenne qui y sont vus comme de véritables eldorados. »–> C’est trop d’honneurs pour nous autres mahorais, merci bien ! Mais serez-vous en train d’insinuer que les Comores regrettent leur choix de l’indépendance ?
     Ou avez-vous mis cela juste dans le plaisir de vous contredire par rapport à ce que vous disiez précédemment ?
    A savoir sur le taux de l’analphabétisme, l’application de la charia, la polygamie … »Sait-on qu’avec au moins 60 000 Comoriens, Marseille est aujourd’hui la plus grande ville comorienne, loin devant Moroni, la capitale ? »–> Et alors ???
    MAYOTTE, UNE « LAMPEDUSA FRANÇAISE »
    Ça reste trop descriptif mais pas d’argumentation réelle RIEN N’EST IRRÉVERSIBLE–> Déjà, qui a dit que les mahorais souhaitaient retourner en arrière ? L’avenir est devant nous. Sinon, tu as des propositions intéressantes mais Mayotte s’en passera et fera son développement à sa manière
    CONCLUSION
    Je constate que dans ce texte il y a une accumulation d’idées et de faits qui ont une apparence de vérité, mais en réalité, ils sont tronqués ou arrangés pour alimenter votre cause: que Mayotte est et doit rester comorienne comme si toutes les iles Antillaises avaient une seule administration commune ou que la Suisse fait partie de l’Union Européenne sachant qu’elle est au coeur de l’europe.
    Mais à chacun des arguments présentés, on peut lui trouver un contre-argument, ou alors se servir du même argument pour montrer le contraire de ce que vous voulez avancer.
    Mayotte est GÉOGRAPHIQUEMENT comorienne certes, mais cela veut-il dire qu’elle a des comptes à rendre aux autres îles ?
     J’en doute fort !Il est aussi très intéressant de constater que parmi les gens en faveur du « retour » de Mayotte aux Comores, un bon nombre d’entre eux se la coulent douce en France métropolitaine où ils sympathisent avec le fameux traitre qui leur a volé leur « île sœur » –> Belle démonstration d’hypocrisie n’est-ce pas ?  » Je veux que Mayotte revienne, mais moi je me casse ! »Pour finir, il aurait été peut-être plus approprié, vu la multiplicité des arguments avancés, d’avoir un débat point par point sur ce thème, parce que présenté comme cela, on omet beaucoup d’éléments importants. Quoi qu’il en soit, Mayotte triomphera de toute opposition !

  • Cheuzeville Hervé dit :

    Malgré le ton très offensif du message précédent, j’ai choisi de le publier, par esprit d’ouverture et pour faire avancer le débat!

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