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Rwanda: vingt-cinq années de mensonges

21/03/2018 – 9:22 | One Comment | 315 views

Mon nouveau livre, « Rwanda: vingt-cinq années de mensonges » vient de sortir aux Edizione Vincentello d’Istria, Bastia.
Comme chaque année, à l’approche des commémorations du génocide rwandais, début avril, de nouvelles accusations, pour ne pas dire de …

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Pace è Salute ! Vœux pour la Corse, la France et le Monde

Submitted by on 24/01/2018 – 4:52 No Comment | 203 views

Que souhaiter pour la Corse, en ce début d’année nouvelle, alors qu’un vent d’optimisme a soufflé sur la fin de la précédente ? Après la confirmation écrasante donnée en décembre par les électeurs aux orientations prises depuis 2015, une nouvelle collectivité dite « unique » est née dans les tous premiers jours de 2018. La nouvelle entité est le fruit d’une fusion de l’ancienne collectivité territoriale et des deux départements désormais abolis. Le président Macron aura-t-il le courage et la volonté de faire les gestes nécessaires, les gestes tant attendus, envers la nouvelle collectivité ? Cela constitue l’un des vœux que je souhaiterais formuler aujourd’hui, afin qu’une page définitive puisse être tournée sur un demi-siècle de drames, de tension, de violences clandestines mais aussi de violences d’État et de stagnation économique et politique. Les gestes tant attendus sont autant de vœux que je voudrais énumérer ici :

  • L’ouverture de discussions entre Paris et la Corse visant à doter l’île d’un statut d’autonomie interne, similaire à celui de l’île voisine de Sardaigne, ou à celle d’un « länder» allemand ou de l’Ecosse.
  • Le règlement en deux étapes de la question des prisonniers corses que l’on qualifie, en Corse, de « politiques » (pourquoi pas, puisqu’ils n’ont pas commis les faits pour lesquels ils ont été condamnés pour des raisons crapuleuses) : la première étape devra être un rapprochement de tous ces prisonniers actuellement éparpillés dans diverses prisons de l’hexagone. Et que l’on ne vienne surtout pas dire aux Corses qu’il n’y a pas assez de places disponibles dans les centres de détention de l’île, ou que ces derniers ne garantissent pas les conditions de sécurité requises. Ce qui s’est produit hier à Borgu a prouvé le contraire à la France entière : si la Maison d’Arrêt de Borgu a été jugée suffisamment sûre pour y loger des islamistes radicalisés, alors elle doit l’être assez pour y rapatrier des prisonniers corses infiniment moins dangereux (eux n’ont jamais poignardé leurs gardiens !) Et s’il n’y a pas assez de place, alors, il suffira d’envoyer les détenus islamistes dans les prisons du continent ! À l’heure actuelle il n’y a plus que 8 prisonniers politiques corses sur le continent (et 2 assignés à résidence), et 3 qui sont déjà à Borgo. Il est donc difficile de croire que l’on ne puisse trouver 8 places dans les centres de détention de l’île, d’autant que certains, parmi ces 8 personnes, sont en fin de peine. La seconde étape devra être une amnistie générale. Il existe des précédents, en France et ailleurs en Europe, de longs conflits conclus par des accords politiques qui furent suivis par des lois d’amnistie[1]. Pourquoi pas en Corse ? Les circonstances n’ont jamais été aussi favorables, avec l’abandon de la « lutte armée » par le FLNC et les victoires des mouvements nationalistes aux différentes élections depuis 2014.
  • Le bilinguisme : toutes les études effectuées dans les pays ou régions où le bilinguisme est en vigueur tendent à prouver que c’est un avantage et non un inconvénient, en particulier pour les enfants qui font l’apprentissage de deux langues dès leur plus jeune âge. Ces enfants ont plus de facilités que les « unilingues » pour apprendre une troisième ou une quatrième langue par la suite, ou pour l’apprentissages d’autres matières, même scientifiques. Reconnaissance du gouvernement ou pas, en Corse, le bilinguisme est en marche, que ce soit dans les médias, dans l’édition ou même dans la signalisation routière.

Je tiens également à formuler quelques vœux pour la France, ou plutôt pour les Français : puissent-ils sortir de leur léthargie et prendre conscience du péril mortel qui les guette. Ce péril, ce n’est pas seulement le terrorisme et les attentats qui vont continuer, malheureusement, à ensanglanter nos villes. C’est l’islamisation rampante de la société. Cette islamisation est multiforme et elle se manifeste de manière cachée ou ouverte. Elle profite de l’antichristianisme ambiant et du laïcisme de notre système pour progresser dans tous les domaines, des cantines scolaires aux prisons, des règles vestimentaires imposées aux femmes aux refus de nos édiles de souhaiter un « Joyeux Noël » à leurs concitoyens, des constructions de mosquées sur tout le territoire alors que des églises sont démolies, jusqu’aux prières de rues illégales qui bloquent des quartiers entiers chaque vendredi après-midi et aux agressions contre nos compatriotes juifs qui se multiplient. La culture, les traditions et même la langue sont menacées, il est grand temps que les Français de toutes origines et convictions politiques ou religieuses se réveillent et disent non, ici et maintenant, là-bas et demain. N’ayons plus honte de nos us et coutumes, il est grand temps de les faire vivre ou revivre. Bravo aux maires d’Ajaccio et de Béziers qui ont eu le courage d’installer des crèches de Noël, ainsi qu’aux personnes privées qui ont fait de même, dans les villes et les villages de France. Je pense en particulier à mon éditeur Gabriel Riqueti, qui a tenu à placer une crèche bien en évidence dans la vitrine de sa maison d’édition, elle-même située dans une ruelle du vieux Grasse, très fortement islamisée !

Mon second vœu pour la France sera pour sa langue que j’entends chaque jour être mutilée, déformée, amoindrie et américanisée, que ce soit à la radio, à la télévision ou même dans la bouche de nos politiciens. Hier, j’ai frémi en entendant le président de la République utiliser le verbe « impacter », dans son discours aux armées !

Enfin, mon dernier vœu sera pour que les enfants de France, tous les enfants de France, quelle que soit leurs origines ou leurs croyances, aient la chance d’apprendre et d’aimer l’Histoire de France, toute l’Histoire de France. Charlemagne, Saint Louis, Louis XI, Richelieu, Louis XIV et Napoléon ont contribué, chacun à leur manière, à l’édification de ce pays et ils devraient retrouver la place qui leur revient dans les programmes scolaires, même si tous ces grands hommes ont aussi eu des côtés sombres qui ne doivent pas non plus être ignorés.  Ces programmes n’auraient jamais dû être « amputés » pour des raisons idéologiques ou, pire, par peur d’ « offenser » telle ou telle catégorie ou communauté.

En ce qui concerne le vaste monde, je souhaite que la paix, la justice et l’équité progressent sur tous les continents. Puissent davantage de régimes corrompus et oppresseurs être chassés et remplacés, en Afrique ou ailleurs. 2017 a vu le départ de deux tyrans africains[2], d’autres partiront en 2018, j’en suis persuadé ! J’espère aussi que les cruelles guerres civiles qui ravagent le Soudan du Sud, la Syrie et l’Afghanistan prendront fin dans le courant de cette année et que la Somalie et le Burundi retrouveront enfin la paix et la stabilité. Il faut aussi souhaiter que les Chrétiens d’Orient et les Yézidis puissent vivre dans la quiétude et la sécurité, comme citoyens à part entière, dans les contrées où ils vivent depuis deux millénaires. Puisse la nouvelle année voir s’amorcer la réunification des pays divisés depuis si longtemps, tels que la Corée et Chypre. J’ai une pensée particulière pour les peuples sans États, dont les terres ancestrales sont accaparées, colonisées, saccagées, que ce soit en Amazonie, en Papouasie Occidentale[3], au Tibet ou au Turkestan Oriental[4], sans oublier les peuples autochtones de la grande forêt du bassin du Congo ou celui du désert du Kalahari.

Bonne et heureuse année à tous ceux et à toutes celles qui me lisent, ou plutôt « Pace è Salute », paix et santé, comme on dit ici, en Corse !

Hervé Cheuzeville, 20 janvier 2018

(Hervé Cheuzeville est l’auteur de sept livres et de nombreux articles et chroniques. Son dernier ouvrage « Prêches dans le désert » est paru aux Editions Riqueti en mars 2017. Basé à Bastia, il présente une chronique hebdomadaire sur les ondes de Radio Salve Regina que l’on peut suivre en direct dans le monde entier tous les jeudis à 9 heures et à 12h30 ainsi que tous les samedis à 17 heures grâce à ce site internet: http://www.ecouterradioenligne.com/salve-bastia/ ). Depuis septembre 2017 il présente également une chronique mensuelle sur Radio Courtoisie). La parution de son huitième ouvrage est annoncée pour mars 2018 aux Editions Riqueti.

[1] Je me réfère ici, entre autres, à l’amnistie de juin 1968, en France, en faveur des détenus de l’OAS ou aux lettres d’amnistie envoyées par le gouvernement britannique en 1998, à la suite des accords de paix dits du « Vendredi-Saint ».

[2] Yahya Jammeh de Gambie et Robert Mugabe du Zimbabwe.

[3] Appelé « Irian Jaya » par l’Indonésie, qui a annexé ce vaste territoire de Nouvelle-Guinée.

[4] Appelé « Xinjiang » par la République Populaire de Chine.

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