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Pour une mise hors la loi de l’islamisme politique

20/08/2017 – 8:15 | No Comment | 216 views

Mon dernier livre, « Prêches dans le désert[1] », paru au début de cette d’année, n’est pas vraiment constitué de prêches. Les différentes chroniques qui le composent constituent plutôt un cri. Un cri d’alarme, un cri d’indignation …

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Pour une mise hors la loi de l’islamisme politique

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Mon dernier livre, « Prêches dans le désert[1] », paru au début de cette d’année, n’est pas vraiment constitué de prêches. Les différentes chroniques qui le composent constituent plutôt un cri. Un cri d’alarme, un cri d’indignation et de révolte contre le manque de lucidité, l’hypocrisie, voire même les compromissions de la classe politique européenne, toutes tendances confondues, face à la montée du fondamentalisme islamique. Ce cri s’adressait aussi aux grands médias, trop prompts à vouloir expliquer, relativiser ou même excuser les dérives des courants les plus réactionnaires et obscurantistes de cet islam politique dont ils semblent refuser de voir le véritable visage. En France, mais aussi dans des pays voisins tels que la Belgique, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Allemagne ou l’Espagne, tant les acteurs politiques municipaux, régionaux ou nationaux que les grands médias ont refusé d’ouvrir les yeux sur la prise de contrôle progressive de quartiers entiers, voire de villes entières, par l’islam radical. Dans ces quartiers, dans ces villes, une mise en place rampante, insidieuse, de la charia a déjà eu lieu, avec, au fil des ans, la fermeture de charcuteries ou de débits de boissons alcoolisées, la « masculinisation » de certains cafés et trottoirs, l’imposition d’horaires réservés aux femmes dans des piscines municipales, la généralisation de la vente et de la consommation de viande hallal (souvent à l’insu des consommateurs non-musulmans) et la répétition de plus en plus fréquente de prières de rues. A cela, j’ajouterais l’apparition de salles de prière illicites, souvent dans des locaux municipaux, et la construction de mosquées grâce à des financements publics (effectués, de manière hypocrite, au profit d’association « culturelles », afin de contourner la loi) ou venus d’Etats soutenant la propagation d’un islam passéiste et misogyne. Nombre de ces quartiers en voie d’islamisation sont devenus des zones de non droit où la police, les pompiers, les services sociaux, les médecins et les infirmiers ont de plus en de difficultés à intervenir.

A coups de « pas d’amalgames », de « déséquilibrés » et de « loups solitaires », nos politiques et nos grands médias persistent à refuser de faire le lien, pourtant évident, entre cet islam réactionnaire et envahissant et la radicalisation de jeunes dont certains sont pourtant passés à l’acte en partant faire le djihad et en commettant des actes terroristes sanglants. L’écrivain algérien Boualem Sansal a fort bien exprimé cette timidité, ce malaise dans la désignation du mal : « Nous avons construit des outils pour dénoncer le soviétisme et le nazisme. Mais on peine à analyser le phénomène de l’islamisme, alors qu’il n’est pas si différent ».

Dans mon livre, je demandais que l’ennemi soit enfin nommé, afin que les mesures appropriées soient prises pour lutter efficacement contre lui. J’ai achevé cet ouvrage après les attentats de Nice et de Berlin. Depuis, il y a eu Londres, Manchester et, voici quelques jours, Barcelone et Cambrils. D’autres actes meurtriers de soi-disant déséquilibrés ont été commis ailleurs, un peu partout en Europe et jusque dans la paisible Finlande, pays qui s’est toujours tenu à l’écart des conflits de ce monde et qui n’a jamais colonisé une quelconque contrée, ayant lui-même trop longtemps subi la domination de ses voisins. Sans oublier les odieux attentats qui ont fait chaque fois des dizaines de victimes, au Nigéria, au Burkina Faso, au Mali, en Somalie ou ailleurs en Afrique, ainsi qu’aux Philippines, en Thaïlande, en Afghanistan, au Pakistan et ailleurs en Asie. Sans oublier aussi les victimes du terrorisme aveugle en Irak, en Syrie, en Israël et en Egypte.

Pourra-t-on encore affirmer que l’islam radical est étranger à ces actes ignobles ?  Si l’on accepte enfin de reconnaître le lien de cause à effet entre cet islam sectaire et haineux et le terrorisme islamiste, alors, il est urgent de prendre les mesures qui s’imposent et qui auraient dû être prises depuis longtemps. Comment peut-on encore justifier que l’Eglise de Scientologie soit qualifiée par l’Etat français de secte et traitée comme telle alors que les factions islamistes les plus radicales ont pignon sur rue et qu’elles composent l’organisation mise sur pied par ce même Etat pour représenter l’islam de France ? Comment peut-on accepter que les autorités françaises hésitent encore à fermer des mosquées ou des salles de prière assurant la promotion du djihadisme, de la misogynie et de l’homophobie alors que des pays à majorité musulmane tels que la Tunisie ou l’Egypte les ferment sans états d’âme ?  Certes, il est toujours difficile d’apporter la preuve absolue que des attentats aient été préparés depuis des mosquées ou des salles de prière, même s’il est établi qu’elles sont radicales. Mais, même sans cette preuve, il conviendrait d’ordonner la fermeture de toutes les mosquées et salles de prières fondamentalistes de France et – rêvons un peu – de tous les pays de l’Union Européenne. Car l’idéologie intolérante, obscurantiste, violente, misogyne et homophobe qui est prêchée dans ces lieux porte atteinte aux valeurs de tolérance, de démocratie et de droits de l’Homme (et de la femme !) des sociétés européennes du XXIe siècle. Elle viole aussi la loi, puisque la ségrégation en fonction de l’origine, des opinions et de la religion ainsi que l’incitation à la haine et à l’homophobie sont punis par cette même loi qui, de surcroît, établit et défend la laïcité et l’égalité entre hommes et femmes. J’entends déjà les défenseurs de la liberté de culte s’indigner de ce que j’écris. Mais la haine, la misogynie et l’homophobie ne sont pas protégées par ladite liberté de culte (ou par la liberté d’expression). Ce sont des délits et, en tant que tels, ils doivent être réprimés.

J’en appelle donc, et ce sera ma conclusion, à la fermeture de ces pseudos lieux de culte et à l’expulsion des imams étrangers qui y prêchent ou qui leur sont associés. Il faut aussi dissoudre toutes les associations et autres fondations qui propagent cette idéologie malfaisante et bien sûr interdire leur financement, public et privé, français et étranger. Il convient également de fermer les écoles, collèges et lycées islamiques, sous contrat ou non, qui contreviendraient aux valeurs de laïcité et d’égalité hommes-femmes ou qui ne respecteraient pas les programmes d’enseignement officiels, en particulier en sciences naturelles, biologie, histoire ou dans les activités sportives. Il faudra aussi fermer les radios et autres médias qui diffusent l’idéologie islamique radicale. Enfin, et c’est fondamental, il sera nécessaire de défaire ce que le ministre de l’intérieur Sarkozy a fait. C’est-à-dire qu’il faudra que le mode de représentation de l’islam de France soit complètement revu et refondé, afin que cette représentation ne soit plus le quasi-monopole des tendances les plus rétrogrades de cet islam.

Là encore, j’entends déjà les bons esprits affirmer que de telles mesures seraient « stigmatisantes » pour les Musulmans de France. Rien n’est moins vrai. Nombre de ces Musulmans (et Musulmanes !) sont soumis aux intimidations de la minorité qui tente d’imposer sa loi à la majorité. Certains ont le courage de dénoncer les pseudos imams et les caïds qui leur servent de relais et de gros bras (et qui sont bien souvent des délinquants et des trafiquants). Les Musulmans respectueux des lois et des us et coutumes de leur pays d’adoption ou de naissance sont les premiers à se désoler de l’inaction, voire de la complaisance des autorités à l’égard des radicaux et des voyous. Ils accueilleront certainement avec soulagement le réveil des pouvoirs publics.  Les mesures que j’appelle de mes vœux devront cependant être appliquées avec tact et respect afin de ne pas heurter l’ensemble des Musulmans. Là encore, il s’agit d’être clair et de bien désigner l’ennemi que l’on combat : l’islam radical, l’islam politique, quelle que soit l’appellation derrière laquelle il se cache : salafiste, wahhabite[2], tabliq, frères musulmans, etc… L’idéal serait bien sûr que ces mesures soient appliquées dans toute l’Union Européenne (et même au Royaume-Uni !) car, trop souvent, les djihadistes se sont joués des frontières pour continuer à répandre leur venin et commettre leurs crimes dans un Etat membre à partir d’un pays voisin, également membre de l’Union. Les attentats de novembre 2013 à Paris en ont été la cruelle illustration.

La situation est grave et le péril est immense. Le pire est certainement à venir. Nos gouvernants admettent à présent que « nous sommes en guerre ». Si tel est le cas, il ne convient plus de tergiverser ou de reculer. Il faut s’attaquer résolument aux racines du mal, en France, en Europe et dans le monde entier.

Hervé Cheuzeville, 20 août 2017

(Hervé Cheuzeville, est l’auteur de sept livres et de nombreux articles et chroniques. Son dernier ouvrage « Prêches dans le désert » est paru aux Editions Riqueti en mars 2017. Basé à Bastia, il présente une chronique hebdomadaire sur les ondes de Radio Salve Regina).

[1] Editions Gabriel Riqueti, mars 2017.

[2] Le wahhabisme est issu du salafisme, et il est l’islam officiel de pays tels que l’Arabie Saoudite et le Qatar.

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