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Une école pour les enfants du peuple Enawenê Nawê

18/11/2021 – 10:06 | No Comment | 554 views

Chaque semaine, j’enregistre une nouvelle émission à Radio Salve Regina, une radio chrétienne fondée par les Franciscains du Couvent Sant’ Antone, au-dessus de Bastia. Mes chroniques abordent les thèmes les plus divers, et la recherche …

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Une école pour les enfants du peuple Enawenê Nawê

Submitted by on 18/11/2021 – 10:06 No Comment | 554 views

danse rituelle enawenê nawê

Chaque semaine, j’enregistre une nouvelle émission à Radio Salve Regina, une radio chrétienne fondée par les Franciscains du Couvent Sant’ Antone, au-dessus de Bastia. Mes chroniques abordent les thèmes les plus divers, et la recherche d’un nouveau sujet, original, intéressant, actuel ou pas, constitue ma principale préoccupation chaque début de semaine. Une fois le choix effectué, je tente de raviver des souvenirs enfouis dans ma mémoire tout en effectuant des recherches dans ma bibliothèque ou sur internet. Une fois tout cela accompli, je rédige un texte de quelques pages qui pourrait m’aider lors de l’enregistrement de l’émission, lequel a généralement lieu le mardi ou le mercredi. Depuis plus d’un an, j’ai pris l’habitude d’enregistrer également l’émission sous forme de vidéo. L’émission de radio est diffusée le jeudi sur les ondes de Radio Salve Regina. De mon côté, je diffuse la version vidéo sur ma chaîne YouTube : HervéTV. Cette double diffusion me permet de toucher un public plus large que celui des seuls auditeurs de Radio Salve Regina, intéressé peut-être par certains sujets abordés.

L’émission enregistrée le 12 octobre a constitué, pour moi, un événement   exceptionnel. Les jours précédents cette émission, j’étais parvenu à entrer en contact, grâce aux réseau sociaux, avec Kawali Koli Enawenê, un représentant de 24 ans du peuple amazonien Enawenê Nawê ! Ce jeune Amérindien enseigne à l’unique école primaire de sa communauté. Il exerce aussi les fonctions de représentant de sa communauté et il défend les intérêts et surtout les droits de son peuple auprès des autorités de l’État du Mato Grosso et du gouvernement fédéral du Brésil. Grâce à l’application WhatsApp, j’ai pu lui poser quelques questions, auxquelles il a bien voulu répondre. C’est ainsi que les auditeurs de Radio Salve Regina et les vidéo spectateurs de ma chaîne YouTube ont pu entendre sa voix, une voix venue de la lointaine forêt amazonienne brésilienne ! La seule langue commune entre Kawali et moi étant le portugais, j’ai dû, pour réaliser cet entretien, me remettre au portugais, une langue que je n’avais plus utilisée depuis mon départ du Mozambique en 1995. Ce fut loin d’être évident, d’autant que le portugais brésilien parlé par Kawali est assez différent de celui que j’ai appris et pratiqué dans l’ancien territoire portugais d’Afrique australe !

Le Cacique Raoni

Lors de l’émission précédente, j’avais émis le souhait de voir le Prix Nobel de la Paix être attribué à Raoni, le célèbre cacique amazonien. Raoni est un chef de l’ethnie Kayapo, une autre ethnie autochtone de l’Amazonie. Les Enawenê Nawê, eux, sont un peuple beaucoup plus petit qui lutte, comme tous les autres peuples d’Amazonie et d’ailleurs, pour sa survie et pour son droit inaliénable à demeurer sur la terre de ses ancêtres. Mon souhait n’a malheureusement pas été exaucé, puisque le Prix a finalement été attribué à deux courageux journalistes, l’un Russe et l’autre Philippine. Je ne conteste pas ce choix, qui est certainement excellent, au vu du nombre toujours croissant de journalistes assassinés ou emprisonnés, à travers le monde, pour avoir dénoncé la dictature, les atteintes aux droits de l’Homme, la corruption, ou pour avoir tout simplement dit des vérités dérangeantes.

C’est donc après cette émission que m’est venue l’idée de parler des peuples autochtones de l’Amazonie. C’est cela qui m’a conduit à faire quelques recherches pour réaliser l’émission exceptionnelle du 12 octobre dernier, entièrement consacrée à ce petit peuple indigène de la grande forêt amazonienne, les Enawenê Nawê.

L’Amazonie est une région naturelle d’Amérique du Sud correspondant à l’immense bassin du fleuve Amazone et de ses affluents. La superficie de cette région autrefois entièrement couverte par la grande forêt primaire est de 6,7 millions de km² répartis sur les territoires de huit pays d’Amérique du Sud et d’un pays européen : le Brésil (63 %), le Pérou (10 %), la Bolivie (5,8 %), la Colombie (7 %), le Venezuela (6 %), le Guyana (3 %), le Suriname (2 %), l’Équateur (1,5 %) et enfin la Guyane française (1,5 %). Le climat amazonien est chaud et humide durant toute l’année. La température moyenne y est de 25 °C. Les précipitations moyennes s’élèvent de 2 100 à 2 450 mm/an, avec cependant des zones au nord-ouest où ces précipitations peuvent dépasser les 10 000 mm/an. L’Amazonie est la deuxième plus grande forêt du monde, derrière la taïga russe, et c’est l’une des régions les plus humides de la planète. Ces conditions particulières ont favorisé le développement d’une riche biodiversité. Celle-ci est malheureusement très menacée car à l’heure actuelle, 17 % de sa surface ont déjà disparu en raison des activités humaines, et cette déforestation s’intensifie continuellement.

Vicente Cañas

Les Enawenê Nawê sont un groupe ethnique vivant dans la partie occidentale de cette grande forêt, située dans l’État du Mato Grosso, en Amazonie brésilienne. Ce groupe a été connu grâce à l’action d’un frère jésuite espagnol, missionnaire au Brésil, qui donna sa vie pour les défendre. Il s’agit de Vicente Cañas qui naquit le 22 octobre 1939 à Alborea, en Espagne. C’est lui qui parvint à établir un premier contact pacifique avec la tribu, en 1974. Il fut progressivement accepté par ces Amérindiens qui avaient jusque-là vécu à l’écart du monde « moderne ». Vers la fin de 1975, il commença à vivre au milieu de ce peuple de quelques centaines de personnes, demeuré très fermé à toute forme d’influence extérieure. En 1977, il s’installa définitivement parmi eux, en y adoptant pleinement leur manière de vivre, leurs coutumes et leurs rites. Il y expérimenta un nouveau type de présence missionnaire, respectueuse de la culture et des coutumes de ce peuple indigène, ainsi que de son mode de vie. Au cours des dix années qu’il vécut parmi les Enawenê-Nawê, « Kiwixi » (ainsi l’avaient-ils surnommé) s’engagea de plus en plus pour la défense de leur espace vital. Il avait bien compris qu’il s’agissait là d’une question majeure pour la survie de ce peuple de pêcheurs et de cueilleurs. Il alla jusqu’à proposer aux autorités gouvernementales une démarcation du territoire enawenê nawê avec le Rio Preto comme frontière. Une telle délimitation de leurs terres, ou plutôt de leur morceau de grande forêt, aurait permis de les protéger des grandes entreprises d’exploitation forestière, des immenses élevages de bovins, de la culture intensive du soja ou encore   d’autres activités le plus souvent illicites des orpailleurs et des braconniers. Cet activisme lui valut d’être assassiné, sans doute le 7 avril 1987. Son corps, atrocement poignardé, ne que fut retrouvé le 16 mai suivant – quarante jours après sa mort – dans la cabane solitaire qu’il occupait au bord de la rivière Juruena. Il a été inhumé près de cette hutte, avec la hachette qui était la sienne, suivant la tradition des indigènes du Mato Grosso. Une simple et large pierre marque le lieu de sa sépulture.

Comme Wilson Pinheiro[1] et Chico Mendes[2], il a été assassiné sur l’ordre de ces hommes d’affaires, de ces politiciens et de ces bûcherons qui détruisent la forêt amazonienne pour leur plus grand profit personnel. Par la suite, l’enquête sur son assassinat a été entachée de corruption et d’incompétence. Si des assassins présumés ont bien été arrêtés, ils furent acquittés par la justice pour « manque de preuves ». Les tueurs courent donc toujours.

Kawali Koli

Voici la transcription en français de l’entretien avec mon invité Kawali, réalisé grâce à la magie de l’internet.

Question : Quel est votre nom, quel âge avez-vous et où vivez-vous ?

Réponse : Je m’appelle Kawali Koli Enawene. J’ai 24 ans. Je vis dans un village du Mato Grosso. J’appartiens à l’ethnie Enawenê Nawê.

Question : Combien de personnes vivent dans votre village ?

Réponse : Actuellement, nous sommes 1234 personnes dans notre village. Nous sommes différents des autres ethnies indigènes. Nous, les Enawenê, nous réalisons chaque jour un rituel sacré qui constitue le meilleur des recours. Le nom de ce rituel c’est Eyãokwa. Pour l’accomplir, nous avons quatre groupes : Eyãokwa , Derohi, Kateoko et Saloma.

Question : Parlez-nous un peu plus de votre peuple.

Réponse : Bon, autrefois, nous n’avions aucun contact avec les Blancs, il n’y avait pas de bateaux ni de voitures. C’était compliqué quand les Enawene Nawe devaient réaliser le rituel pour l’Esprit, tout le monde devait s’y rendre en canot.    Les Enawenê Nawê sont un petit groupe de la région amazonienne qui vit dans les forêts de l’État du Mato Grosso, au Brésil. Ils forment un peuple relativement isolé et quand ils ont été contactés en 1974, ils étaient 97 individus seulement.

De nos jours, leur population est d’environ 1234 personnes. Le groupe entier vit dans un village fait d’énormes maisons communales, chacune pouvant abriter jusqu’à 50 personnes. Les maisons sont bâties tout autour d’une esplanade circulaire, située au centre du village ; c’est sur cette esplanade que les activités rituelles communautaires sont réalisées.

Les Enawenê Nawê sont des pêcheurs expérimentés. Durant la saison sèche, ils s’installent dans un campement provisoire pour pêcher les poissons à la lance ou pour les capturer à l’aide d’un poison fabriqué à partir d’un extrait de liane. Pendant la saison des pluies, ils construisent des barrages en bois sophistiqués à travers les rivières pour capturer de grandes quantités de poissons. Ils campent dans la forêt, plusieurs mois durant, ils fument les poissons qu’ils ont attrapés dans une cabane spécialement construite à cet effet et, ensuite, ils retournent au village en canot.

Le rituel le plus important est connu sous le nom de Yãkwa, un échange de nourriture entre les êtres humains et les esprits qui dure quatre mois. Quand les hommes et les garçons rentrent du campement de pêche, la nourriture est troquée avec le monde spirituel durant des cérémonies élaborées et des rituels. Des peintures corporelles et des ornements spéciaux sont utilisés et les hommes prennent les flûtes pour accompagner les gens qui chantent et qui dansent autour d’un grand feu à ciel ouvert, au milieu de la place centrale.

La collecte de miel est commémorée avec le Kateoko, la fête du miel. Les hommes ont collecté de grandes quantités de miel sauvage dans la forêt. Ils ont ensuite dissimulé ce miel tout autour du village. Ils ne révèleront leurs cachettes aux femmes du village qu’au moment où elles commenceront à danser.

le village enawenê nawê

Les Enawenê Nawê sont divisés en clans et ils vivent dans une douzaine de grandes « malocas », ou maisons communales, faites de bois et de paille. Elles forment un cercle à partir de la « maison des flûtes sacrées ». Le maintien de l’équilibre et de l’harmonie avec la nature et le monde spirituel est essentiel. L’univers des Enawenê se situe à deux niveaux entre lesquels ils vivent. Le niveau supérieur est la maison des « enore nawê », ou esprits célestes, qui sont les propriétaires du miel et de certains insectes volants. Ils assistent les Enawenê Nawê durant leurs voyages ou leurs expéditions de pêche ou de cueillette des produits de la forêt et pour les protéger contre les dangers du monde extérieur au village. Le niveau souterrain est le royaume des Yakairitis, ou esprits du monde souterrain. Kawari, un ancien de notre groupe, explique que « Toute cette terre appartient aux Yakairitis qui possèdent les ressources naturelles. Si vous détruisez la terre et les poissons, les yakairitis se vengeront et tueront tous les Nawê Enawenê ».

Question : Vous m’avez dit que vous enseignez à l’école du village. Parlez-nous de cette école.

Réponse : Nous luttons pour notre école depuis douze ans déjà. Nous revendiquons auprès du gouvernement fédéral pour obtenir une véritable école mais nous ne l’avons pas encore. Elle est toujours provisoire. Les enfants sont un peu tristes à ce sujet. Les cours se passent bien malgré tout, nous avons 631 élèves et 21 enseignants, dont 18 Enawenê et 3 Brésiliens blancs.

Question : Pour finir, quelques mots pour nos auditeurs peut-être ?

Réponse : Les Enawenê Nawê ont besoin de renforcer leur culture durablement et de développer le système de santé, et pour cela votre aide sera toujours la bienvenue !

 Je remercie Kawali Koli d’avoir bien voulu répondre à mes questions, j’ai tenté de traduire le mieux possible ses réponses, données en portugais brésilien. Suis-je parvenu, avec cette émission, à susciter l’intérêt des auditeurs et des vidéo spectateurs pour ce petit peuple de la grande forêt ? Je n’en sais rien. Mais ce qui est certain, c’est que je me suis pris d’affection eux. Il lutte pour sa survie dans un environnement de plus en plus menacé par de gros intérêts économiques. Les Enawenê Nawê ne pèsent, hélas, pas lourd face à ces intérêts dont ils subissent, chaque jour davantage, les méfaits.

Cette belle histoire de rencontre avec le représentant d’un peuple méconnu ne s’est heureusement pas achevée avec la diffusion de l’émission. Je suis resté en contact avec Kawali Koli, il est ainsi devenu un ami ! Nous communiquons chaque jour ou, le plus souvent, chaque nuit, du fait de l’important décalage horaire entre Bastia et cette aldeia[3] perdue au milieu de la forêt amazonienne. C’est en effet après sa journée de travail que Kawali peut m’appeler, c’est-à-dire au milieu de la nuit chez moi.

écolier enawenê nawê

Au fil de nos échanges, nous en sommes venus à imaginer un petit projet commun. Le gouvernement a depuis longtemps promis de construire une école publique officielle dans le village. Mais cette promesse n’est toujours pas tenue. Aux dernière nouvelles, cette nouvelle école pourrait voir le jour en 2022. Mais Kawali a déjà entendu de telles promesses dans le passé, et les promesses, c’est bien connu, n’engagent que ceux à qui elles sont faites… En attendant, c’est l’école communautaire « temporaire », créée et construite par les Enawenê Nawê eux-mêmes qui continue à offrir une éducation primaire gratuite à la nouvelle génération. Comme Kawali l’a dit durant l’émission, 21 enseignants volontaires s’y dévouent, sans moyens et avec très peu de mobilier et de matériel scolaire. Même les cahiers, les stylos et les crayons font défaut et, lorsqu’ils en ont un peu, garder les cahiers à l’abri de la pluie devient un problème, dans cette région où les pluies sont tellement abondantes, et où les salles de classes ne sont que de frêles abris ouverts à tous vents !

J’ai donc commencé à parler de tout cela autour de moi, et certains de mes amis ont semblé intéressés. Avec cet article, qui fait suite à mon émission du 12 octobre, je lance donc un appel, je lance un défi à mes lecteurs : serait-il possible de rassembler une petite somme pour acheter sur place, à Vilhena[4] (la ville la plus proche), mille cahiers, mille stylos, mille crayons à papier et mille crayons de couleur ? La somme en question sera sans doute modeste. J’ai demandé à Kawali de se renseigner sur les prix locaux. L’argent ainsi réuni sera ensuite envoyé à Kawali, qui me fournira, toujours grâce à Whatsapp, les factures ainsi que les photos prouvant que ces achats ont été faits et qu’ils sont bien arrivés à l’école de l’aldeia. Il est en effet hors de question d’acheter ce matériel scolaire en Corse, car le problème du transport se poserait immanquablement. L’envoi d’un petit paquet d’un kilogramme par la poste coûte entre 70 et 80 €. Je n’ose imaginer combien coûterait l’envoi d’un millier de cahiers, de stylos et autres crayons ! Pour ma part, je publierai les photos reçues de Kawali sur les réseaux sociaux et je les enverrai à tous ceux qui auront bien voulu contribuer à cette action de solidarité.

un écolier au tableau

Voilà, c’est fait, le défi est lancé ! La rentrée a eu lieu le 6 novembre dernier. Les écoliers enawenê nawê comptent sur nous ! Le peuple enawenê nawê est un peuple fier. Il ne demande pas la charité. Il attend seulement un peu de solidarité afin de pouvoir continuer à vivre sur la terre de ses aïeux, dans son environnement naturel. Ces hommes et ces femmes sont les dépositaires de traditions, d’une culture et d’un savoir ancestral, transmis de générations en générations depuis des dizaines de milliers d’années. Ce patrimoine de l’humanité ne doit pas être perdu. Il doit être transmis aux nouvelles générations. Le reste du monde aurait beaucoup à gagner de leur connaissance des plantes et de leur utilisation médicinale. L’école de l’aldeia pourrait servir de trait d’union entre ce riche patrimoine et le reste du monde, afin de préparer les Enawenê Nawê à vivre en tant qu’Enawenê Nawê dans le Brésil du XXIe siècle dont ils sont aussi des citoyens à part entière.

 

Voici le lien de la cagnotte Leetchi créée pour récolter des fonds jusqu’au 31 décembre 2021 : https://www.leetchi.com/c/une-ecole-pour-les-enfants-enawene-nawe?utm_source=copylink&utm_medium=social_sharing

L’argent ainsi récolté sera intégralement utilisé pour l’achat sur place de matériel scolaire : cahiers, livres scolaires, stylos, crayons à papier, crayons de couleur, craie, tableaux blancs (et feutres), chaises, coffres en plastique imperméables.

Au nom des enseignants et des élèves de l’école, un grand merci d’avance !

Hervé Cheuzeville, 18 novembre 2021

[1] Wilson Pinheiro était président de l’Union Brésilienne des Travailleurs Ruraux dans l’État d’Acre, au Brésil. Il a conduit la lutte contre les propriétaires terriens qui détruisaient la grande forêt amazonienne. Il a été  assassiné le 21 juillet 1980.

[2] Francisco Alves Mendes Filho dit Chico Mendes (1944-1988) était un leader syndicaliste brésilien très connu pour son action pour la défense des droits des seringueiros, ces ouvriers chargés de recueillir le latex dans les plantations d’hévéa d’Amazonie. Après de nombreux combats pour la défense de la forêt amazonienne et de ceux qui en vivent, il fut assassiné pour ses idéaux sur ordre d’un riche propriétaire terrien.

[3] Village, en portugais.

[4] Vilhena ne se trouve pas dans l’État du Mato Grosso, mais est limitrophe de celui-ci. Cette ville est située à l’est de l’État du Rondônia. Sa population est d’environ 70 000 habitants.

Hervé Cheuzeville est l’auteur de neuf livres et de nombreux articles et chroniques. Ses derniers ouvrages sont « Nouveaux Prêches dans le désert » (2020), « Rwanda – Vingt-cinq années de mensonges » (2018), deux livres publiés aux Éditions Vincentello d’Istria, )  et « Prêches dans le désert » (2017), publié aux Editions Riqueti, et réédité en 2020 par Vincentello d’Istria. Il a en outre contribué à l’ouvrage collectif « Corses de la Diaspora », dirigé par le Professeur JP Castellani (Scudo Édition, 2018). En 2018, il a fondé les Edizione Vincentello d’Istria à Bastia. Il présente une chronique hebdomadaire sur les ondes de Radio Salve Regina que l’on peut suivre en direct dans le monde entier tous les jeudis à 9 heures et à 12h30 ainsi que tous les samedis à 17 heures grâce à ce site internet: Radio Salve Regina). Il est également possible de retrouver Hervé Cheuzeville sur sa chaîne YouTube, HervéTV:  https://www.youtube.com/channel/UCUbuhUdlJ5I2k5DfLVW73PA/videos

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