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Lettre d’Amazonie: récit autobiographique d’un jeune Enawenê Nawê

Lettre d’Amazonie: récit autobiographique d’un jeune Enawenê Nawê

08/03/2022 – 10:06 | No Comment | 751 views

Le texte ci-dessous ainsi que les photos qui l’illustrent ne sont pas de moi. Il a été rédigé, en portugais, par un jeune homme Enawenê Nawê. Il s’appelle Iholalare. Aujourd’hui, il m’a envoyé son texte …

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Le problèmes des frontières internes de l’ex-URSS

01/07/2022 – 2:11 | No Comment | 31 views

Avant même son éclatement en 1991,  l’ancienne Union soviétique a été le théâtre de nombreux conflits, souvent sanglants, et depuis, lors, cela n’a jamais cessé. Il y a un peu plus de quatre mois, une guerre épouvantable débutait  en Ukraine. Que les choses soient bien claires : il ne fait aucun doute, dans mon esprit, que, dans toutes guerres, l’agresseur a toujours tort. C’est la Russie de Vladimir Poutine qui s’est rendue coupable d’agression le 24 février dernier. Le chef de l’État russe peut invoquer tant qu’il le veut des dizaines de raisons pour justifier son assaut guerrier contre l’Ukraine. Certaines de ces raisons sont complètement loufoques, comme le caractère « nazi » de son voisin, par exemple. D’autres sont recevables, comme l’avancée continuelle de l’OTAN à l’est de l’Europe et dans les territoires autrefois soviétiques, ou encore le non-respect par les autorités de Kyiv des accords de Minsk concernant le statut d’autonomie qui aurait dû être octroyé au Donbass. Il n’en demeure pas moins que c’est la Russie qui, ayant déclenché cette guerre, est condamnable. Mais ce conflit, qui mobilise toute l’attention de la communauté internationale, est loin d’être le premier, dans l’ex-URSS, et il ne sera sans doute pas, hélas, le dernier.

En septembre 2020, l’Azerbaïdjan s’est rendue coupable du déclenchement d’une guerre, lorsque son armée, soutenue par la Turquie, s’est lancée à l’attaquer l’Artsakh en y causant de terribles destructions  et en plongeant le peuple arménien de l’Artsakh dans le malheur. Aucune raison, aucun prétendu tort passé ne saurait justifier l’horreur de cette guerre de 44 jours, guerre qui n’est toujours pas terminée, puisque l’Azerbaïdjan détient toujours un grand nombre de prisonniers de guerre arméniens, auxquels sont infligés sévices et humiliations, le tout au mépris des conventions de Genève. L’Azerbaïdjan occupe même des portions du territoire de l’Arménie, tout en tirant sur tout ce qui bouge le long de la frontière ou sur la ligne de front, tuant et blessant presque quotidiennement des civils et des militaires arméniens. Enfin aucun traité de paix n’a mis fin à ce conflit, aucun accord n’a été signé concernant le statut de l’Artsakh. Les combats ont cessé le 6 novembre 2020, grâce à la médiation russe et, depuis, ce qui reste de l’Artsakh libre survit grâce à la présence de troupes de maintien de la paix russes. Dans cette guerre, la Russie s’est retrouvée du « bon » côté, même s’il serait toujours possible de lui faire le reproche d’avoir trop tardé à intervenir pour imposer un cessez-le-feu aux belligérants. L’Union européenne et les États-Unis sont quant à eux du mauvais côté, puisque, durant cette guerre, ils ont renvoyé les protagonistes dos à dos, sans désigner clairement l’auteur de l’agression.  Pire, ils n’ont jamais cessé d’acheter du gaz et du pétrole au pays agresseur, l’Azerbaïdjan, et ces achats sont en train d’augmenter considérablement, le gaz et le pétrole russe faisant à présent défaut.

Je pourrais aussi citer les deux et terribles guerres de Tchétchénie, entre 1994 et 1996, puis entre 1999 et 2009, qui ont provoqué la destruction complète de sa capitale, Grozny, la dévastation de ce petit territoire grand comme deux fois la Corse, des dizaines de milliers de morts et de blessés tant civils que militaires et la radicalisation islamiste d’une partie de sa population, avec les conséquences que l’on sait, tant pour la Russie que pour le reste du monde. N’oublions pas que c’est un jeune réfugié tchétchène qui a assassiné, en France, le professeur Samuel Paty, dans des conditions atroces. N’oublions pas non plus que de nombreux militants tchétchènes ont combattu en Syrie dans les rangs de l’État islamique, et qu’ils continuent sans doute à le faire. La Tchétchénie, petit territoire à forte identité culturelle et religieuse, dans le Caucase du nord, fait partie intégrante de la Fédération de Russie. Mais, profitant du délitement puis de l’éclatement de l’URSS, une partie non négligeable du peuple tchétchène a tenté d’arracher l’indépendance. C’était sans compter avec la détermination du nouvelle homme fort de la Russie, qui est venu à bout des indépendantistes par le fer, par le feu et par le sang. La deuxième guerre s’est soldée par l’établissement en Tchétchénie d’une dictature islamique corrompue, à la solde de Moscou. Les militaires tchétchènes jouent d’ailleurs un rôle important, du côté russe, dans les combats qui se déroulent en Ukraine.

Toujours dans le Caucase, je pourrais aussi évoquer la Géorgie et ses deux territoires sécessionnistes soutenus par Moscou, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud. Ces deux territoires ont une identité distincte de celle de la Géorgie proprement dite, mais les découpages soviétiques du Caucase en avaient fait des Républiques autonomes au sein de la République socialiste soviétique de Géorgie. Comme l’Artsakh, comme la Tchétchénie, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud ont profité de l’éclatement de l’Union soviétique pour faire sécession. La Géorgie, petit pays faible et instable, n’a pas eu les moyens de d’imposer son autorité étatique aux deux républiques autonomes, d’autant que ces dernières n’ont jamais cessé d’être tacitement soutenues  par la Russie, qui a une frontière commune tant avec la Géorgie et qu’avec les deux territoires dissidents. Détail non négligeable: l’Abkhazie prive la Géorgie d’une grande partie de sa façade maritime tout en permettant à la Russie d’augmenter son contrôle des rives de la mer Noire. On sait qu’il s’agit là de l’un des enjeux de l’actuelle guerre en Ukraine. En 2008, le président géorgien Mikheil Saakachvili, trop confiant dans le soutien des États-Unis et de l’OTAN, organisation à laquelle il rêvait de faire adhérer son pays, tenta de reprendre le contrôle de l’Ossétie du Sud. Les forces russes franchirent aussitôt la frontière et attaquèrent l’armée géorgienne, dont elles vinrent à bout en à peine deux semaines. La Géorgie, lâchée par l’Occident et humiliée, perdit encore un  plus de son territoire et l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud proclamèrent leur indépendance, qui fut aussitôt reconnue par Moscou et par quelques pays tels que le Nicaragua et le Venezuela.

Il est un autre conflit larvé, en ex-URSS, dont on a un peu parlé depuis le début de l’offensive russe en Ukraine. Il s’agit du territoire de Transnistrie, censé faire partie intégrante de l’ancienne République socialiste soviétique de Moldavie, mais de facto indépendant depuis 1991, sous le nom officiel de République Moldave du Dniestr. Il s’agit là de ce que j’appellerais un conflit « à tiroirs ». Le statu quo actuel résulte de la lutte pour le contrôle de la Moldavie entre la Roumanie à l’ouest et la Russie tsariste puis l’URSS à l’est. La Moldavie, ou Bessarabie, n’a pas toujours eu des frontières clairement définies, et elle n’a pas véritablement de légitimité historique en tant qu’État indépendant. La majorité de sa population est roumanophone et orthodoxe, comme les Roumains de Roumanie. Une partie de son territoire historique se trouve d’ailleurs en Roumanie, c’est la Moldavie occidentale, qui est à peu près aussi vaste que la Moldavie actuelle. Une autre partie se trouve en Ukraine : il s’agit de la région de Budjak, qui prive la Moldavie d’un accès à la mer Noire.  Quant au territoire de Transnistrie, c’est-à-dire la bande de terre située sur la rive orientale du Dniestr, ce sont les autorités soviétiques qui le rattachèrent à leur République socialiste soviétique de Moldavie, après avoir annexé ce pays à l’issue de la Seconde guerre mondiale. Il s’agit d’une longue bande de terre, large de quelques kilomètres seulement, coincée entre le fleuve Dniestr et le territoire ukrainien, totalisant un peu plus de 4000 km² seulement. 80% des industries de Moldavie, pays largement agricole, se trouvent en Transnistrie. Ce sont ces industries qui y ont attiré, après la guerre, une main d’œuvre ouvrière venue de toute l’URSS, principalement de l’Ukraine voisine et de la Russie. C’est pourquoi la majorité de la population de Transnistrie est majoritairement russophone et c’est aussi ce qui explique pourquoi elle a refusé de s’intégrer à une Moldavie indépendante majoritairement roumanophone. D’autant que les Moldaves et les Roumains ont longtemps envisagé une réunification de la Roumanie historique. C’est ce contexte qui explique que le statu quo ait perduré, depuis la fin de l’URSS : une Moldavie indépendante mais privée de la rive gauche du Dniestr, devenue de facto indépendante. Pour ne pas compromettre la réintégration de la Transnistrie et surtout pour ne pas effaroucher Moscou, la fusion de la Roumanie et de la Moldavie ne s’est jamais faite, et la Moldavie est restée en dehors de l’Union européenne alors que la Roumanie y a fait son entrée en 2007. Située entre les deux zones d’influence, occidentale et russe, la Moldavie est le pays le plus pauvre d’Europe. Avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, elle se trouve aussi dans la zone de tous les dangers, la Russie s’étant toujours opposée à l’entrée de ce pays à l’Union européenne et, pire, à l’OTAN. Rappelons que depuis la fin de l’URSS, des troupes russes sont restées stationnées en Transnistrie. Ces troupes pourraient bien tenter de prendre l’Ukraine à revers si la Russie essayait d’avancer vers la grande ville portuaire d’Odessa, qui ne se trouve qu’à 105 kilomètres de Tiraspol, la capitale de la Transnistrie. Certains pensent même qu’elles pourraient aussi être utilisées ultérieurement pour une opération de prise de contrôle de la Moldavie par la Russie, similaire à celle qui est en cours en Ukraine.  Si Moscou n’a jamais officiellement reconnu l’indépendance de la Transnistrie, un changement d’approche de la part de la Russie n’est pas à exclure, au gré de nouvelles circonstances régionales et internationales. En décembre 2011, le président de Transnistrie Evgueni Chevtchouk déclarait qu’il cherchera « la reconnaissance internationale de l’indépendance de la République Moldave du Dniestr » mais, en mars 2014, il semblait avoir changé d’avis, affirmant vouloir rattacher la RMD à la Fédération de Russie. Une évolution qui rappelle un peu le scenario des pseudo Républiques du Donbass qui, malgré leur indépendance de facto, pourraient bien être rapidement purement et simplement annexées  par la Fédération de Russie. On le comprend, une étincelle pourrait rallumer ce conflit de Moldavie Transnistrie, figé depuis près de trois décennies .

Crimée, Donbass, Artsakh, Tchétchénie, Transnistrie, voici donc quelques un des conflits qui affectent la vie de millions d’anciens citoyens soviétiques et qui perturbent la stabilité du monde depuis 1991. Mais ce ne sont là que quelques exemples. Il en existe d’autres. En Asie centrale, plusieurs anciennes Républiques socialistes soviétiques ont connu de sérieux troubles, comme par exemple au Kirghizstan ou, plus récemment, au Kazakhstan. Dans ce dernier pays, en janvier dernier, l’armée russe est intervenue pour rétablir l’ordre, juste avant d’envahir l’Ukraine. Le pire s’est produit au Tadjikistan, où une guerre civile a opposé différentes factions peu après l’indépendance et a duré plusieurs années. N’oublions pas que ce pays est frontalier de l’Afghanistan, et que la frontière entre les deux pays est poreuse. Enfin, la répression chinoise contre les Ouïghours, au Xinjiang (Turkestan oriental) ne peut qu’avoir des conséquences sur cette région instable, en particulier sur des pays qui, comme le Kirghizstan et le Tadjikistan, ont une frontière commune avec cette province chinoise et où ont afflué des réfugiés ouïghours. D’ailleurs, cette frontière avec la Chine est contestée de part et d’autre, comme elle l’était déjà à l’époque soviétique. Enfin, les frontières entre ces Républiques d’Asie centrale ont été dessinées du temps de l’Union soviétique et leurs tracés sont sujet à de vives contestations qui ont parfois dégénéré en graves différends frontaliers. Dans la vallée de Ferghana, au pied des montagnes du Pamir, Kirghizistan et Tadjikistan se disputent des territoires et l’accès à l’eau à partir de cartes dessinées sous Staline. Le comble de l’absurdité de ces frontières héritées de l’URSS, ce sont ces innombrables enclaves situées sur le territoire du pays voisin. Ainsi, en  Ouzbékistan, il existe quatre enclaves relevant de la souveraineté du Kirghizstan. On compte trois enclaves au Tadjikistan, deux appartenant au Kirghizstan et une à l’Ouzbékistan. J’ai déjà évoqué le cas de l’Artsakh, transformé par enclave au milieu de l’Azerbaïdjan par la grâce de Staline, mais je pourrais aussi mentionner, dans cette même région, le cas du Nakhitchevan, territoire autrefois arménien mais rattaché par ce même Staline à l’Azerbaïdjan, alors qu’il n’y a pas de continuité territoriale entre ces deux entités, séparées par le sud de l’Arménie. Dans les années 50, c’est Nikita Khrouchtchev qui prit une décision lourde de conséquences : celle de rattacher la péninsule de Crimée à l’Ukraine, alors qu’elle faisait partie, jusque-là, de la Russie. C’est cette décision que Poutine finit par annuler en 2014, en annexant la Crimée ! Toutes ces absurdités frontalières, créées par les bolchéviques afin de diviser pour régner, n’auraient pas eu de conséquences graves si l’URSS ne s’était pas disloquée.  Mais, avec l’indépendance des 21 Républiques qui constituaient l’URSS, en 1991, ces frontières internes sont devenues des frontières internationales, reconnues par l’ONU.

On l’aura compris, c’est l’absurdité de ces frontières tracées artificiellement qui est la cause des conflits qui ensanglantent des pays de l’ex-Union soviétique, c’est elle qui est à l’origine de la guerre en cours en Ukraine ou de celle qui oppose l’Azerbaïdjan à l’Artsakh et à l’Arménie.

Tout conflit a une solution. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes devrait toujours prévaloir. Ce droit, s’il était appliqué, permettrait au peuple arménien de l’Artsakh de vivre libre et en paix sur sa terre ancestrale, ou de choisir d’intégrer l’Arménie. Ce même droit devrait être appliqué en Crimée et au Donbass. Dans le cas de l’Ukraine, pour régler ce conflit absurde, la meilleure solution pourrait résider dans une indépendance de la Crimée, qui deviendrait un pays neutre, maintenant des relations étroites tant avec la Russie qu’avec l’Ukraine. Le port de Sébastopol, qui abrite la flotte russe de la mer Noire depuis le XIXe siècle, demeurerait une enclave russe distincte du reste de la péninsule. Quant au Donbass, il pourrait bénéficier d’un statut d’autonomie interne au sein de l’Ukraine, si du moins sa population en décidait ainsi.

Plus largement, je pense qu’il est grand temps d’organiser une conférence internationale afin de réexaminer toutes les frontières héritées de l’URSS et de tenter de proposer les rectifications qui s’imposent, dans le souci de prévenir l’aggravation des conflits en cours ou l’émergence de futurs conflits. Mais la Russie accepterait-elle de jouer le jeu en cherchant une solution pacifique avec les États devenus indépendants en 1991 ? Et surtout, les États-Unis et l’OTAN s’abstiendraient-ils de jeter de l’huile sur le feu comme ils l’ont fait depuis 1991, dans le but d’affaiblir la Russie  ?

En tout état de cause, quelques compromis territoriaux valent toujours mieux que des guerres à répétition, aux conséquences  dévastatrices et imprévisibles, comme celle qui est en train de se dérouler sous nos yeux en Ukraine.

Hervé Cheuzeville, 1er juillet 2022

Hervé Cheuzeville est l’auteur de neuf livres et de très nombreux articles et chroniques. Ses derniers ouvrages sont « Nouveaux Prêches dans le désert » (2020), « Rwanda – Vingt-cinq années de mensonges » (2018), deux livres publiés aux Éditions Vincentello d’Istria,  et « Prêches dans le désert » (2017), publié aux Editions Riqueti, et réédité en 2020 par Vincentello d’Istria. Il a en outre contribué à l’ouvrage collectif « Corses de la Diaspora », dirigé par le Professeur JP Castellani (Scudo Édition, 2018). En 2018, il a fondé les Edizione Vincentello d’Istria à Bastia. Il présente une chronique hebdomadaire sur les ondes de Radio Salve Regina que l’on peut suivre en direct dans le monde entier tous les jeudis à 9 heures et à 12h30 ainsi que tous les samedis à 17 heures grâce à ce site internet: Salve Regina (radiosalveregina.com). Il est également possible de retrouver Hervé Cheuzeville sur sa chaîne YouTube, HervéTV:  https://www.youtube.com/channel/UCUbuhUdlJ5I2k5DfLVW73PA/videos

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